jeudi 12 novembre 2009

L'infidélité...



Existe-t-il une définition absolue de l’infidélité/fidélité? Pas réellement. Voici quelques lignes directrices qui pourraient vous amener à réfléchir sur le concept.  

L’infidélité ne se définit pas nécessairement par l’accomplissement d’une action (ex : embrasser, faire l’amour, fantasmer, etc). et peut être beaucoup plus large que ça. En fait, la notion de fidélité pourrait se redessiner à chaque nouvelle relation, avec chaque nouvelle personne.

Lorsque nous sommes en relation, ce qui est important pour chacun de nous ne devrait pas être notre propre définition de la fidélité; ce qui devrait nous importer est la définition de la fidélité de notre partenaire. La personne que nous sommes susceptibles de tromper, ce n’est pas nous; c’est l’autre! Notre propre définition de la fidélité sera importante pour notre partenaire, pas pour nous!

Pour certain(e)s d’entre nous, nous savons précisément ce que notre partenaire considère être l’infidélité car nous avons déjà eu cette discussion. Pour d’autres personnes, nous le savons implicitement, sans avoir eu de discussion au sommet. Et pour ceux et celles qui n’en ont aucune idée, je vous proposerais d'ouvrir le sujet avec votre partenaire.

C’est en fonction de la définition de notre partenaire que nous serons en mesure de savoir si nous trompons l’autre ou non. La fidélité, c’est donc le respect des frontières de mon/ma partenaire à propos de sa conception du couple. Le respect concerne une entente entre les deux personnes. L'infidélité est un non respect de cette entente et pas nécessairement d'un comportement précis.

11 commentaires:

Véro a dit…

Ce billet est vraiment très bien écrit...

maintenant, je comprends mieux votre point de vue car il rejoint également le mien et c'est pour cette raison que j'ai avoué mon infidélité à mon mari...

groslion a dit…

Je suis en accord en avec toi Sophie en ce qui a trait au respect et a la confiance(con = avec et fiance=foi) de l'autre mais si tu n'es pas fidèle a toi-même, a tes valeurs, que tu l'es a 100% avec les autres mais pas avec toi a tes valeurs, a tes frontières comment peux -tu prétendre être capable de dire a l'autre je t'aime. tu te mens et tu mens l'autre.Si ma blonde couche avec un autre c'est son problème d'honnêteté, pas le mien. pas évident de trouver des gens honnêtes aujourd'hui avec toutes ces relations ping-pong, relations jetables. Oui je dois aller voir chez l'autre sa définition de l'infidélité. Ce n'est pas le cas mais si je regarde un film porno y a des femmes que ca dérange ca devient même un jeu mais d'autres le verront comme infidélité. Question de perception. Moi je suis du type a la vie a la mort, a moins de raisons sérieuses comme al maladie mentale,je ne joue avec les sentiments c'est trop dangereux. Y a de + en + de dépendants affectifs, la mère des autres toxicomanies. Les gens ne font plus différence entre amour et d.a.J'en vois chaque jour et c'est triste ils essaient de combler un manque en croyant qu'en changeant de blondes se sera paradisiaque. Le bonheur est intérieur non a l'extérieur. la plus grande crainte des d.a est de vivre seule et comme cé une relation triangulée il fait consulter en urgence car ca se termine en suicide ou homicide.La personne choisit un gars qui brasse pour ne pas ressentir les blessures du passé.Elle vient d'un milieu familial ou ca brassait alors le crialogue et la violence physique sont banalisés.Tite vie, métro, boulout, dodo très peu pour eux, ils se lasseront vite, La file a son amant et 20 caniches qu'elles manipulent en leur laissant croire qu'ils deviendront son amant. Y en prennent 20 sur internet qu'ils niaisent pour en choisir 1 blond, 6'3 blonds, eux bleus, musclés.Le bon gars reste sur le carreau.Les filles se le font faire aussi.Si tu es pas fidèle en amour, tu ne le sauveras pas plus avec ton boss, Tu vies comme si le bonheur en tout est toujours ailleurs.Réalité de l'an 2000.Parler de soi, de ses besoins est menacant pour certains qui fuieront mettront fin a la relation donc y a des femmes qui font du toughage, préférant etre ds une relation malsaine que seule.

groslion a dit…

P. Dehaye dit: Chacun a besoin que l'autre ait besoin de lui.

Dans un couple trahir l'autre, c'est se trahir soir-même.

Bon samedi...

Sophie sexologue a dit…

@ gros lion: J'aime le passage où vous parlez qu'il faut d'abord être fidèle à soi-même. Mais je considère que vous dérapez pas mal en faisant presque une association indissociable entre dépendance affective et suicide-homicide.

1) ce ne sont pas toutes les personnes infidèles qui ont une dépendance affective;
2) Ce ne sont pas toutes les personnes dépendante affective qui ont des comportements destructeurs et autodestructeurs;
3) ces comportements, s'ils sont présents, sont loin d'être aussi poussés et grave pour la plupart.

Il est important de ne pas vivre tout dans la dramaturgie et de s'imaginer le pire, surtout lorsqu'on travaille en relation avec les gens.

Anonyme a dit…

« Dans un couple, trahir l’autre, c’est se trahir soi-même». Quelle belle phrase stupide !

On trahit BEAUCOUP de gens dans une vie, mais on ne s’en rend juste pas compte la majorité du temps. C’est donc seulement quand on trahit sa propre conscience (ex : faire l’amour avec la meilleure amie de sa blonde ET (le «et» est très important ici) avoir des remords) qu’on se trahit soi-même, point. Si pour ma blonde la masturbation est un acte immoral et impur, et que moi, je suis bien avec elle : «j’m’excuse ma jolie, mais j’vais continuer pareil et je vais te le cacher du mieux que je le peux».

Woody Allen disait : «Ne te moque pas de la masturbation, c’est faire l’amour avec quelqu’un que j’aime.» La masturbation est un plaisir gratis, pourquoi renoncer à une pratique plaisante (et saine) lorsqu’on comprend que ça n’a rien à voir avec l’amour que l’on porte à l’autre personne ? Je suis conscient que la grande majorité des infidélités ne proviennent pas d’un problème d’un manque au niveau sexuel du couple, mais plutôt d’un problème du côté émotif ; nous sommes d’autant plus attirés par les remarques positives de notre amie au bureau lorsque nous avons un différent dans le couple. Quand on fait peu de cas des désirs de son mari, il est normal qu’il en vient à dissimuler son insatisfaction pendant des années et qu’il rêve de partager sa vie avec une blonde plus disponible et attentive. Il est normal d’aimer être valorisé par les dames du bureau qui nous complimente lorsque chez soi, on se fait traiter comme de la marde, comme un vulgaire bon-à-rien. Aussi, il me fait drôle de penser que certaines personnes croient que d’avoir des fantasmes sur d’autres personnes lorsqu’on est en couple est malsain et anormal, «c’est tromper» disent-ils. Tout d’abord, il ne faut pas confondre les conséquences d’un acte avec ses motivations. Une personne offensée a tendance à voir un coupable en celui qui en est la cause. La VRAIE différence entre se masturber et coucher ailleurs, c’est que l’option B implique une autre personne : les conséquences sont donc plus nombreuses. Cela ne change en rien le fait qu’il n’y a aucun lien entre l’amour et la sexualité. Un homme pourrait très bien vivre avec une femme et coucher avec plusieurs si, dans la société, c’était accepté. La jalousie, en plus d’être un manque de confiance en l’autre et en soi, est plus une forme de restriction qu’une preuve d’amour, c’est le désir de possession exclusive de la personne aimée. De l’égoïsme à l’état pur. Je comprends que dans la société actuelle, il est très difficile de déroger de ces règles tant celle-ci est bourrée de normes et de principes stupides, mais toutefois pertinent pour rester stable économiquement et psychologiquement. Aujourd’hui, rester avec la même femme toute une vie est plus adapté que son contraire.

Anonyme a dit…

On veut être heureux dans la vie. Si ça me rend heureux de baiser 5 filles par semaine, pourquoi je m’en empêcherais si ma blonde me le refuse ? Par respect ? Ouais, je suis d’accord. Mais, si je ne vois pas où est le VRAI mal, autrement que son égo ‘social’… je peux même m’exciter à mettre mon doigt dans le derrière de notre chien à chaque jour sans qu’elle s’en aperçoive et qu’elle m’aime comme un fou pareil. Que j’aime baiser d’autres filles ou que j’aime mettre mon doigt dans le c** du chien ne change absolument rien quant à la qualité de notre relation.

Celui qui dit «je t’aime» avant d’aller se coucher; c’est simple, il ne veut pas blesser sa blonde. Il peut aimer sa blonde du plus profond de son être, mais pour elle, «c’est pas ça qui compte». Éjaculer dans un mouchoir, dans un nounours de Winnie l’ourson, dans le vagin de la meilleure amie de sa blonde ou dans le cul de son coloc gay, y’a aucune différence… sauf celle que l’on invente culturellement. Ces raisons culturelles ne sont pas apparues du jour au lendemain comme ça, c’est juste une adaptation que l’humain à pris pour mieux survivre. Et malheureusement pour vous, ça change.

Si la pomme pouvait parler, elle serait jalouse de la carotte. La diversité alimentaire serait donc très difficile...

Clairement, c’est le nombre et l’époque qui font la santé mentale.


Signé Un mâle fou de 23 ans

Sophie sexologue a dit…

Vous semblez accorder une très faible importance à la relation entre deux personnes... Dire que la seule différence entre la masturbation et l'adultère est la présence ou l'absence d'une personne est assez grossier...

Vous nous demandez de vous dire quel est le problème de tromper votre blonde si elle ne le sait pas? Justement, c'est que ça va à l'encontre de l'entente implicite que vous avez ensembles. Ça va à l'encontre de l'entente, si telle est l'entente! :-)

Si vous savez que votre blonde définit le couple entre autre par l'importance de conserver une exclusivité au niveau de la sexualité et que vous ne lui avez pas mentionné que vous n'aviez pas la même définition, vous lui avez implicitement faite comprendre que vous êtes en accord avec elle.

Donc oui c'est un manque de respect d'aller à l'encontre de cette entente, car c'est ce qui est sensé définir un couple.

Vous savez, il existe plusieurs personnes pour qui le couple ne se définit pas par une exclusivité sexuelle. Ma suggestion est donc que vous formiez un couple avec l'une de ces personnes et vous soyez heureux, tout en respectant la personne avec qui vous partagez votre vie.

Sinon, le célibat reste une option à envisager, si vous n'arrivez pas à trouver, dans une relation, les critères qui vous satisfont, car vous n'aurez de compte à rendre à personne.

Anonyme a dit…

J’accorde beaucoup d’importance à ma relation avec ma blonde, et ce, justement parce qu’elle me rend plus heureux que si j’étais seul. Si elle meurt, j’en serai fort triste, mais la musique possède une diversité de mélodie toute aussi belle à écouter et il en est de même pour la race humaine. Le but des autres est de nous servir - ou plutôt : notre but est de se servir des autres pour que cela soit le plus profitable. Et disons que faire l’amour est une forme de masturbation à l’aide du corps de quelqu’un d’autre plutôt que de ses propres mains ou d’autres «objets», animés ou pas. Nous nous servons du corps d’un autre pour arriver à un but. Pas besoin de sentiment. L’amour romantique n’existe pas. Seul existe notre cerveau qui s’amuse à nos dépends, égoïste.

Et puis, je sais tout ça ; ma blonde est déjà au courant de la manière dont je pense. Et oui, c’est un manque de respect. Mais en même temps, le respect je m’en balance un peu. Je me respecte d’abord et je me fou de manquer de respect envers les autres. Les autres sont cons, je suis con et on fait tous bien avec. Ma satisfaction sexuelle est très bonne, voir excellente. J’affirme seulement qu’elle serait beaucoup mieux sans toutes ces normes – ce qui est tout bonnement logique.

Vous dites : «Ma suggestion est donc que vous formiez un couple avec l'une de ces personnes et vous soyez heureux, tout en respectant la personne avec qui vous partagez votre vie.»

Facile à dire. Retournons à une certaine époque du moyen-âge et faites moi la suggestion de former un couple avec une femme noire (si je suis attiré seulement pas les noires). Les blancs qui faisaient l’amour à une noire (considérée comme un animal) étaient condamnés au bûcher. Rien de moins. Vous trouvez cela grossier ? Dites-vous que d’ici quelques siècles, vos propos seront aussi vus comme barbares. Et pour répondre à votre question, je n’ai pas besoin d’une noire pour être «heureux». J’exprime une opinion, et non un manque.

Votre réponse : «ça va à l'encontre de l'entente implicite que vous avez ensembles». Et puis ? Je ne vois vraiment pas où est le problème. Mais, il y a tout de même un problème, j’en conviens. Ce seul problème viendrait du fait qu’elle sache que je la trompe. C’est une conséquence potentielle de mon geste. C’est écrit où que le couple est important, voir primordial ? Le couple, le couple, le couple… C’est quoi cette pub de merde autour du couple que la société nous sert sur un plateau d’argent ? Pourquoi le couple serait plus important que moi ? Le couple est une invention culturelle qui n’existera peut-être même pas dans 1000 ans !

Anonyme a dit…

Mes parents me paient mes études et m’influencent souvent à devenir quelqu’un d’important, qui gagne cher et qui possède une bonne éducation. Implicitement, j’en comprends depuis mon enfance que si je ne deviens pas quelqu’un d’important, ils seront déçus de moi. Est-ce un manque de respect que d’aller à l’encontre de cette entente implicite ? Droit de parole au parent : «bien sûrs» ! Ils n’ont quand même pas gaspillés autant d’argent sur moi pour que j’aille les déshonorés dans un programme de musique ! Car je sais l’importance qu’ils donnent à l’éducation et au paraître, et ne disant rien toutes ces années j’affirmais implicitement que j’étais d’accord avec eux.

Je peux étudier pour devenir avocat et prendre des cours de musique dans leur dos ; un manque de respect ? Oh que non. Faut changer de parent, dites-vous ? En trouver de meilleurs, de plus adaptés à mes besoins, mes attentes ? Et si je suis bien comme que je suis, que j’emmerde mes parents sur ce domaine et que je les aime quand même en général ? Y’a juste pas de problème… sauf s’ils comprennent que je lâche mes études et que je n’ai jamais voulu devenir avocat. Là il y a problème, c’était une conséquence potentielle de mes gestes. L’important est si je suis bien avec le mensonges ou pas. Les valeurs, ça n’existes pas. Le mensonge existe, lui, et ce n’est pas pour qu’on le laisse en plan. La seule personne importante dans la vie c’est nous, et les vrais mensonges sont toutes ces conneries que l’on se fait accroire pour notre propre bien. Les valeurs… pfff ! Des conneries, oui ! Mais, il n’y a rien d’égoïste à vivre sa vie comme on l’entend. L’égoïsme consiste à exiger d’une autre personne qu’elle vive selon nos goûts, ou pour notre profit, ou pour notre fierté, ou pour notre plaisir. Je n’exige pas de ma blonde qu’elle m’accepte, elle a le droit de faire ce qu’elle veut de sa vie. Il est totalement normal d’aller à l’encontre des ententes dans un couple car on change, on évolue. La question est de savoir si on le dit à l’autre ou pas.

«Sinon, le célibat reste une option à envisager, si vous n'arrivez pas à trouver, dans une relation, les critères qui vous satisfont, car vous n'aurez de compte à rendre à personne.»

Je suis en couple, et pourtant, je n’ai de compte à rendre à personne. Je ne vis pas pour une relation, je vis pour moi, point. Étiqueté «célibataire» ou «en couple» change beaucoup de chose dans la tête des gens quand pourtant, il n’y a rien qui change : nous restons nous-mêmes mais nous sommes confrontés différemment aux choses qui nous entourent et donc nous réagissons différemment. Et souvent, ces choses qui nous entourent, nous les inventons ; nous inventons l’humeur des gens, leurs pensées et leurs attitudes à notre égard… et pourtant, nos ennemis ce sont ceux que l’ont haït et non ceux qui nous haïssent. C’est social, culturel ; c’est appris.

Je me sens obligé de spécifier que je ne trompe pas ma blonde avec sa meilleure amie (ou avec un coloc – lol), que je n’ai jamais trompé ma blonde, que mes parents ne sont pas comme ça et que je n’ai jamais mis mon doigt dans le derrière d’un chien. Je respecte ma blonde parce que c’est comme ça que la vie a fait les choses, c’est comme ça que j’ai réagis aux événements qui me sont présentés. Si ma blonde avait un tempérament différent, si j’avais vécu certains traumatismes, si, si et si. Si les événements avaient été différents, je l’aurais sûrement trompé, comme VOUS l’auriez fait aussi dans différents contextes ; et rien de cela n’est grave. Il n’y a aucun problème. La vie est un jeu difficile et les personnes dites ‘normales’ déforment la réalité de façon optimiste pour préserver leurs espoirs et leurs motivations.

- Il y a des gens qui n'auraient jamais été amoureux s'ils n'avaient jamais entendu parler d'amour. François De La Rochefoucauld

Mâle de 23 ans, imberbe.

Sophie sexologue a dit…

Je reste en désaccord avec vous.

Sachez que votre exemple qui compare un couple à une relation d'ordre économique avec des parents est différente; on ne choisi pas nos parents, mais nous avons le privilège de choisir une copine. Et je ne crois pas comprendre que vous avez une dépendance financière auprès de votre copine non plus?

Vous ne croyez pas aux valeurs? Que puis-je y faire? J'accorde une importance particulière aux miennes.

Ça me fait d'ailleurs sourire que vous me disiez que j'aurais trompé mon copain si j'en vais eu l'occasion. Vous en savez quoi des occasions que j'ai eu de tromper mon copain, de l'envie de le faire, de ma façon de le gérer? En vrai, vous n'en savez strictement rien. Et vous n'en saurez strictement rien non plus, parce que je ne suis pas ici pour parler de ma vie privée.

Mais sachez que les êtres humains ont des valeurs différentes et ne partagent pas nécessairement les votre, ce qui ne veut pas dire que l'amour romantique n'existe pas. Cette forme d'amour n'existe pas pour vous d'accord, mais je ne vous permettrez pas de dénigrer quelqu'un qui souhaiterais témoigner du contraire sur ce blog.

Anonyme a dit…

Premièrement, je m’excuse des mots que je choisis parfois et qui semblent manquer de politesse. J’aurais pu l’écrire différemment. Je ne veux dénigrer personne, mais si une personne a été conditionnée toute sa vie à croire qu’un vieux morceau de papier vaut un million de dollars, il devient difficile de se séparer de ce vieux morceau. Il n’est pas facile d’écouter quelqu’un qui s’attaque à des idées qui nous sont devenues si précieuses, surtout lorsque ces idées sont reliées à notre famille et à notre entourage, nous ne voulons pas être différents d’eux. Nous admirons nos parents, croire autrement qu’eux voudrait-il dire que nous sommes déloyaux, que nous trahissons nos parents, nos amis et notre Église ? Il faut cesser de s’identifier avec nos croyances, elles nous font souffrir et nous ne le savons fort probablement pas. Nous ne souffririons pas si nous ne désirions pas vivement quelque chose… comme la fidélité.

Si votre chum vous trompe, il reste la même personne qu’avant. Vous vous sentez attaqué mais vous n’avez aucune raison de l’être : jamais il ne s’est attaqué directement à vous (sauf si c’était pour la vengeance, ce qui reste rare). Il manque donc de respect envers vos croyances, et la question que je posais : et si ses croyances étaient fausses ? Sommes-nous obligés de restreindre nos activités pour lui ? Si ma blonde trouve important d’avoir une bonne job, un bon salaire, une bonne réputation, (etc) et que je lâche mes études en droit et que je vais en musique, elle trouvera que je manque de respect envers elle. Je change de domaine ; je suis pourtant la même personne, le même moi. Je ne manque pas de respect envers elle, c’est elle qui manque de respect envers moi. Et si toute la société n’acceptait pas que les gens de familles ‘importantes’ étudient dans des domaines en apparence inutile, il serait insensé d’étudier la musique quand toute la société prendrait le bord de ma blonde.

Deuxièmement, je n’ai pas voulu dire : «si vous en aviez l’occasion, vous le feriez.» Je comprends votre réaction et il est vrai que je n’en sais strictement rien. Votre vie privée reste privée mais un débat d’idées n’est pas sensé faire de mal à personne (sauf si une personne utilise un langage pas très approprié (en l’occurrence, moi – et j’m’excuse encore). Je disais seulement que dans d’autres circonstances (avoir un chum qui vous frappe, vous fait sentir comme une moins que rien ou autres) vous réagiriez différemment de la personne que vous êtes en ce moment. En tant qu’être humain, nous avons tous le potentiel de devenir un «monstre» aux yeux des autres et de nous-mêmes.

Jean-François Mercier, que je crois pertinent dans cette vidéo (porno vitale) :
http://www.youtube.com/watch?v=TwoeQcfLkr4

Mâle de 23 ans.