dimanche 21 juin 2009

Ces choses dont on ne parle pas!



Le sujet d'aujourd'hui: les menstruations. MESSIEURS! N'arrêtez pas votre lecture ici! Vous êtes peut-être père, vous avez sûrement des amies qui sont des femmes et vous avez peut-être même une conjointe; il s'agit d'une information qui pourrait être pertinente à connaître où à transmettre. Mesdames, peut-être que cette information vous permettra de vous éclairer et de vous faire sentir moins anormale.

Saviez-vous qu'au moment des menstruations, le système digestif, plus particulièrement l'intestin grêle, fonctionne moins bien? Ce dysfonctionnement temporaire peut avoir plusieurs impacts désagréables comme des ballonements, des gazs plus fréquents, des selles plus fréquentes et parfois même des diarrhées. Plusieurs femmes ne comprennent pas pourquoi, en plus de devoir "subir" les menstruations, elles ont aussi des problèmes avec "leur autre orifice" et en sont frustrées!

On entend souvent parler des douleurs abdominales (causées par les contractions de l'utérus), des maux de dos, des seins plus sensibles, du col de l'utérus plus sensible (au moment de relations sexuelles avec pénétration un peu avant ou pendant les menstruations), de l'irritabilité, des chaleurs etc, mais pas du dysfonctionnement de l'intestin grêle. Il serait très pertinent de mentionner cet élément aux jeunes filles lors de la ménarche (première menstruation), car on observe un silence entourant cet élément dans les livre d'éducation à la sexualité.

Avoir ou ne pas avoir de relations sexuelles lors des menstruations est un choix personnel qui devrait être respecté en tout temps, peu importe les raisons. Mais ce nouvel élément vous éclairera peut-être d'avantage sur l'absence de désir sexuel de votre conjointe ou de votre ex-conjointe lors de ses menstruations.

Vous détenez des informations à propos de la sexualité qui circulent trop peu? Exprimez-vous et faites-nous en part!

Sophie Morin, Sexologue-Consultante

5 commentaires:

Jérôme a dit…

Y a-t-il des informations sur la sexualité qui circulent trop peu?
En ce qui me concerne, comme infirmier qui fait du dépistage des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS), il n'y a que ça dans mon travail des informations qui circulent trop peu.

Voici quelques exemples de questions que je me fait régulièrement poser:

"si ma blonde a l'herpes buccal, est-ce que je peux quand même faire l'amour avec elle sans risque de l'attraper?"

"est-ce que faire une fellation c'est dangereux pour attraper une ITSS?"

etc.

Ça, c'est sans compter les gars qui ne veulent pas passer de dépistage parce qu'ils pensent qu'on utilisent encore le célèbre "q-tips" dans le pénis (ce qui est rarement le cas by the way).

Alors Sophie, en ce qui me concerne, oui je travaille tous les jours avec des informations mal diffusée au grand public. C'est très dommage d'ailleurs, car beaucoup de mes clients vivent beaucoup d'anxiété causée par des informations incomplètes ou mal interprétées.

Sophie sexologue a dit…

Et je suis certaine que plusieurs personnes qui lisent ton commentaire se demande:"Mais c'est quoi la réponse? Peut-on vraiment attraper l'herpès de cette façon?"

C'est vrai aussi qu'il y a toute sorte d'informations qui circulent à propos de la sexualité et souvent c'est difficile de trier l'information pertinente de l'information erronée!

Sophie

Jérôme a dit…

Pour répondre à ta question, disons que la réponse est "pas supposé". Je m'explique: le virus de l'herpès se transmet par contact avec le site de la lésion. Pour l'herpès buccal, la lésion peut être dans la région qui serait couverte par un masque chirurgical. Pour ce qui est de l'herpès génital, la lésion peut être dans toute la région recouverte par un "boxer". Donc pour répondre à la question "si ma blonde a l'herpès buccal, est-ce que je peux quand même faire l'amour avec elle sans l'attraper" la réponse est oui, pour autant qu'il n'y ait aucun contact avec la zone de la lésion. Il ne faut cependant pas perdre de vue que, lors une relation sexuelle, dans le "feu de l'action" on peut commettre certains imprudence...

Il est aussi important de savoir qu'il y a deux type d'herpès (type 1 et type 2). Le type 1 se tient généralement plus au niveau buccal et le type 2 plutôt au niveau génital. Cependant, selon les pratiques sexuelles (relation oro-génitales ou oro-anales), les deux types peuvent se transmettre "de haut en bas". Donc, si votre partenaire a l'herpès de type 1 au niveau buccal, elle peut vous le transmettre au niveau buccal si elle vous embrasse, de même qu'au niveau génital si elle vous fait une fellation.

Cependant, pour toutes les personnes qui seraient concernées par cette situation, contactez un professionnel de la santé sexuelle (médecin, sexologue, infirmière..) pour en discuter avec lui. En 2009, il est tout à fait possible de mener une vie normale tout en étant porteur du virus de l'herpès (type 1 ou 2).

Jérôme

Sophie sexologue a dit…

Merci pour toutes ces clarifications.

Par contre, j'ai assisté à une conférence il y a 2-3 ans du docteur Marc Stebene qui disait que "lésion-pas lésion", si tu es en couple avec une personne qui a l'herpès, tu pouvais tout de même l'attraper. Il est possible de développer des anti-corps et ne jamais l'avoir (au bout de deux ans, si tu ne l'as jamais développé, c'est que tu as des anti-corps), mais la lésion n'est pas nécessaire pour le contracter (quoi que le niveau de contagion est beaucoup beaucoup plus élevé!)

Avais-tu déjà entendu parler de ça?

Une femme libre a dit…

Non,la lésion n'est pas nécessaire et les recommendations sont de s'abstenir de tout contact sexuel quand il y a des lésions et de porter un condom sans faille le reste du temps si on a des relations sexuelles avec une personne porteuse du virus.