mardi 15 novembre 2016

Est-ce que les "pro-choix" se foutent de la vie?

Oeuvre "L'enfant qui n'est pas né", par Martin Hudaceka qui
soulève la douleur des femmes qui ont eu un avortement.
Quelques jours se sont écoulés depuis l'arrivée à la présidence de Donald Trump. Cette arrivée a semblé être un séisme pour bon nombre de personnes. Je vais laisser aux analystes politiques parler des impacts politiques, sociaux et économiques de cette arrivée au pouvoir. Ma collègue homonyme Sophie D. Morin a écrit un texte sur le site collaboratif Les 3 sex au sujet des impacts sexologiques de cette arrivée au pouvoir pour les Étasunien.ne.s.

Un des aspect qui a été remis de l'avant par Donald Trump est cette position dite de "pro-vie" qu'il défend. Être "pro-vie", dans le langage militant, c'est se positionner contre l'avortement à tout prix. L'aspect "à tout prix" est très important dans la définition, car c'est spécifiquement ce qui la départage de "l'autre camp", c'est-à-dire le camp des "pro-choix". Les "pro-choix" sont les militant.e.s qui prennent position pour que chaque personne fasse ce qu'elle veut de son corps et, dans le cas de l'avortement, comme c'est la femme qui porte un foetus en elle, la décision de mener cette grossesse à terme, ou pas, lui revient.

J'avais envie d'aborder ce sujet aujourd'hui, car l’appellation "pro-vie" laisse sous-entendre que l'autre camp est contre la vie. Comme si, en mettant de l'avant l'importance de laisser le choix à une personne, on prenait pour acquis que ce choix était juvénile et égoïste. Comme si une femme qui devait réfléchir à cette grossesse non-désirée avait nécessairement fait un choix facile. C'est un préjugé qui circule beaucoup cette notion de choix qui rime avec facilité. Pourtant, choisir est souvent plus difficile qu'être contraint, car une personne qui choisit vivra avec les conséquences de son choix. Ce mythe de choix facile vient avec l'idée que si une personne avait fait "le bon choix", elle ne vivrait pas de culpabilité et que si elle se sent coupable, c'est probablement car elle a fait le mauvais choix. 

"Le bon choix" est aussi un choix qui ne prend pas la personne elle-même en considération. Comme si "se prendre en considération", se mettre dans l'équation pour faire un choix était un choix purement égoïste, sans considération pour les autres. Comme s'il fallait choisir: moi ou les autres. S'il y a un peu de "moi" dans l'équation, je ne pense pas assez aux autres, je dois me sentir coupable et "j'ai fait un mauvais choix".

L'image de la femme qui entre dans une clinique d'avortement avec le sourire en disant "je m'en sacre moi. Fuck you bébé. Dans poubelle le bébé!" existe uniquement dans l'imaginaire des personnes qui ont du mal à éprouver de l'empathie pour une personne qui a des valeurs et un point de vue différent. Il existe des dizaines de raisons qui peuvent expliquer pourquoi une femme ne souhaite pas mettre une grossesse à terme. Ces raisons peuvent être les mêmes qui seront évoquées par les femmes qui décident de mettre leur grossesse à terme. Ce que j'observe des femmes qui ont pris cette décision dans leur vie, c'est que ce choix est rarement facile. Facile dans le sens de "Youplaoup! Je n'ai aucun problème avec ça moi l'avortement! Bon, mon épicerie maintenant!" Certaines prendront une décision plus rapide que d'autres, mais ça ne veut pas dire qu'elle vivront de la joie et de la plénitude. Même dans le cas des décisions libres et éclairées, même en sachant qu'il s'agit d'un feotus et non d'un bébé, même si, même si, même si... Prendre la décision de ne pas donner la vie à cet amas de cellules au creux de son ventre ne se fait pas sans vivre d'émotions. Est-ce que certaines femmes vivent aucune émotion? Oui. Bien souvent, des femmes se coupent de se qui se passe à l'intérieur d'elles. Ces émotions sont peut-être déconnectées à ce moment, car elles sont trop intenses ou trop douloureuses et bien souvent, avec les mois ou les années, ces émotions surgiront. 

Est-ce que ces femmes auraient eu une plus belle vie si elles avaient décidé de mettre cette grossesse à terme? Non. Ça ne fonctionne pas comme ça. Ce n'est pas parce que ce choix se fait avec différents niveaux de douleur que cela signifie que le choix était mauvais. Être pro-choix, c'est respecter là où la femme est à ce moment de sa vie. Peut-être que trois mois avant ou après, sa décision aurait été différente. Mais la décision doit se prendre maintenant. Avec qui elle est maintenant. Avec son bagage actuel. Avec ses outils d'aujourd'hui. Pas ceux d'hier ou de demain. Avec ceux de ce jour.

Certaines femmes se disent "pro-choix" et, pour elles-mêmes, ne pourraient pas vivre d’interruption volontaire de grossesse. Elles sont toutefois capable de voir que pour une autre femme, c'est différent. Être pro-choix, ce n'est pas être contre la vie. C'est être pour la vie, mais pas à tout prix. 

jeudi 10 novembre 2016

Est-il possible de trop aimer le sexe?

Voici plus bas mon plus récent article qui a paru dans le Canada Français. J'y donne des pistes de réflexion pour répondre à la question "Est-il possible de trop aimer le sexe?"

Bonne lecture!

lundi 31 octobre 2016

Ne pas comprendre la personne qu'on aime

Discuter des sujets délicats avec son ou sa partenaire, pas toujours chose facile! Voici mon dernier article paru dans le Canada Français. Bonne lecture!

dimanche 30 octobre 2016

Et si on attendait que nos enfants s'insèrent des objets dans les orifices pour intervenir?

Les récentes histoires d'agressions sexuelles médiatisées ont fait naître un mouvement citoyen plus organisé dans les derniers jours. Plusieurs journalistes se sont intéressés à avoir des avis professionnels sur la façon dont il est possible de prévenir les agressions à caractère sexuel. Françoise David a été celle qui a remis, dans le débat politique, la pertinence de faire de l'éducation à la sexualité dans les écoles québécoises pour prévenir ce phénomène socialement trop rependu. J'ai donc été sollicitée à quelques occasions pour aller parler de la pertinence de ces cours, toujours en soulignant la nécessité de mettre dans l'équation les sexologues, pour que ce projet social puisse prendre un réel envol. J'en ai parlé ici, ici et ici.

En route entre deux rendez-vous, je suis tombée par hasard sur "le lavage de la semaine" de l'émission Médium large, concept où des invité.e.s parlent de leur coup de coeur et de leur coup de gueule de la semaine. J'ai ouvert la radio quelques secondes avant d'entendre madame Gyslaine Desrosiers, présidente du Conseil interprofessionnel du Québec, me citer dans une entrevue de la veille. Dans cette entrevue, j'avais expliqué que j'étais allée dans une pièce de théâtre pour enfants dans laquelle deux des personnages déshabillaient un concombre. Des collègues m'avaient fait remarquer que mon exemple n'était pas clair et qu'ils ne comprenaient pas pourquoi je citais cette banalité. J'avais oublié de spécifier que tous les personnages étaient des légumes. Le monde de l'enfance étant un monde de symbolique et d'images, le réel côtoie l'imaginaire sans distinction. C'était clair pour moi. J'avais tout de même oublié d'accompagner les auditeurs dans mon fil d'idées. De spécifier que, dans les faits, deux des personnages trouvaient drôle de se mettre ensemble et de déshabiller un 3e personnage (le concombre), qui tentait du mieux qu'il pouvait, de se cacher, honteux. 

Toujours est-il que madame Desrosiers cite cet exemple en onde en nommant qu'elle a complètement décroché, que tout se retrouve dans tout, qu'on tombe dans l'exagération et qu'on ne parle pas des vrais problèmes pendant ce temps-là. Je prends donc le temps d'écrire à l'émission pour leur demander de spécifier mon oubli de la veille pour replacer dans son contexte mon exemple. Par chance, mon ajout est lu. Naïvement je m'attendais à "Ha! C'était un personnage. C'est peut-être différent". J'étais loin du compte:"Si c'est ça la culture du viol, je vous assure qu'on s'en va vers une dictature du discours, de la sémantique. Si ça commence par ça, je suis scandalisée!"

J'étais bouche bée. Et en colère pour tout vous dire. J'ai pris 48 heures pour décanter un peu, car je ne savais pas par où partir.

J'en suis venue à plusieurs constats: 1) l'appellation de ce mouvement de "culture du viol" nui probablement à 35 ans de luttes sociales et juridiques pour faire reconnaître les agressions à caractère sexuelles à l'extérieur de la pénétration vaginale forcée par un inconnu et, par le fait même, au soutient par la population du même mouvement 2) La majorité des gens comprennent mal comment fonctionne le développement psychosexuel d'un être humain, de la petite enfance à l'âge adulte, et perçoivent le monde des enfants de l'extérieur avec leurs yeux d'adultes sans le comprendre de l'intérieur et 3) on est dans une société de la dramaturgie où on cherche constamment les éléments dits "graves". Si une situation ne peut pas expliquer à elle seule un problème, elle n'est pas grave et on ne devrait pas lui accorder d'attention et d'importance.

1) Culture du viol ou culture de l'agression sexuelle?
J'ai mis le doigt sur ce qui me chicotait dans le nom du mouvement qui prend d’assaut une partie du Québec en ce moment. C'est l'utilisation du mot "viol". Contrairement à bien des endroits dans le monde, le Québec est un endroit où les luttes féministes ont permis beaucoup d'avancées sociales. Le Québec s'est doté du premier plan d'action gouvernemental contre la violence conjugale il y a près de 30 ans par des actions concertées des groupes d'aide aux hommes violents et aux femmes violentées. Au début des années 80, le code criminel a été modifié pour retirer l’appellation viol pour faire place à l'agression sexuelle. Pourquoi? Parce que le viol était une forme d'agression sexuelle très restrictive. Pour être accusé de viol, un homme devait avoir forcé une femme qui n'était pas son épouse à avoir une pénétration vaginale et il devait y avoir eu éjaculation. Les hommes ne pouvaient pas être victimes, les femmes ne pouvaient pas être agresseure, aucune accusation sur le mari dans un mariage ne pouvait être déposée, la majorité des enfants passaient dans les mailles du filet, car il n'y avait pas eu de pénétration, les attouchements et les fellations forcés ne comptaient pas. Bref, au Québec, depuis 35 ans, on parle d'agressions à caractère sexuel pour représenter le portrait réel de l'agression sexuelle. Cette modification visait aussi à mettre en lumière la multiplicité de formes d'agressions sexuelles et la nécessité de les condamner elles aussi.  

Donc que se passe-t-il si on parle d'agression sexuelle depuis 35 ans pour parler des multiplicités de violences sexuelles et qu'on revient subitement au viol? Ça crée un anachronisme. On sait que les agressions sexuelles ne comportent pas nécessairement de pénétration, et avec "viol", on frappe tout de suite l'imaginaire en voyant mentalement une femme qui se fait immobiliser et forcer à recevoir une pénétration dans une ruelle. L'agression sexuelle peut avoir cette forme. Mais ce n'est pas la forme d'agression sexuelle la plus rependue, loin de là. Ça ne prend pas en considération que la majorité des victimes d'agression sexuelle sont des enfants et que la majorité n'ont pas subit de pénétration. Ont-elles moins de séquelles? Sont-elles moins traumatisé.e.s et meurtries? Non. Car si la violence physique est un des facteurs traumatisant de l'agression sexuelle, c'est davantage le lien de confiance établit entre la victime et l'agresseur, l'abus de pouvoir et la réalisation qu'une personne qu'on aime est en train de nous détruire pour satisfaire un besoin, sans égard à soi qui détruit. Il est là le drame humain pour 90% des victimes d'agression sexuelle. Car 90% des victimes connaissent leur agresseur.

Parler de la culture du viol plutôt que de parler de la culture de l'agression sexuelle nui à la cause elle-même, amène bien des personnes qu'on avait réussit à mieux sensibiliser dans les dernières années à se braquer avant même d'écouter les discours. Lorsqu'on observe les études sur les théories de modification du comportement, choquer pour faire changer les choses, ça ne fonctionne pas. Le choc, ça cause quoi? Ça cause de la sidération. C'est vrai pour les victimes qui se font prendre par surprise. C'est vrai aussi pour les mouvements citoyens et les campagnes de sensibilisation gouvernementales pour faire changer les pratiques ancrées. Les personnes figent et ne savent pas trop quoi faire, car pendant qu'on les juge et les fait se sentir honteuses, on ne les accompagne pas dans leur processus pour les amener à changer de comportements. Est-ce que la sidération fonctionne pour faire cesser un comportement? Parfois. Souvent temporairement. Rarement en comprenant les enjeux réels et en réussissant à prendre ancrage avec les valeurs de la personne. On tombe donc dans la robotisation vide de sens ou alors, on jette le bébé avec l'eau du bain. C'est entre autre ce qui crée le maintien du phénomène qu'on tente d'enrayer.

Est-ce que je crois que le phénomène qui est décrit par appellation "culture du viol" existe? Oui. Je crois toutefois que son nom fait perdre le sens à ce qui a été construit depuis 35 ans. Le nom crée un fossé avec une partie de la population qu'on tente de rallier à la cause. Le nom remet aussi de l'avant la hiérarchisation des agressions sexuelles en fonction de la violence physique plutôt que par les conséquences subies.

2) Le développement psychosexuel des enfants
En se scandalisant comme elle l'a fait, madame Desrosiers m'a rappelé que le développement psychosexuel de l'être humain n'est pas un sujet maîtrisé par tout le monde. À moins d'avoir étudié dans le domaine, on en parle peu et on le comprend mal. 

Il est nécessaire de comprendre que les enfants d'âge préscolaire ne dissocient pas la réalité de la fiction. Dans leur monde, un personnage concombre qui parle, c'est comme un ami de la garderie. Les deux vivent, ont des émotions. C'est pareil. Pour eux. C'est ce qui rend aussi compliqué les interrogatoires avec les enfants lorsqu'il y a accusation d'agression sexuelle. Poser une question qui induit une réponse brouillera les cartes. Comme la question viendra d'un adulte, il prendra pour acquis que ce que l'adulte dit est vrai. Il ne sera alors plus en mesure de différencier son souvenir de la réponse induite par l'adulte. Tout ça deviendra la réalité et se greffera à son souvenir. C'est vrai dans toutes les sphères de la vie d'un enfant. 

Un autre aspect à prendre en considération, est la manière d'apprendre des enfants. Le psychologue Bandura a développé la théorie de l'apprentissage social dans les années 60, car il se questionnait sur l'impact de l'arrivée de la télévision dans la vie des gens et celle des enfants. Il se questionnait si la violence était apprise. Dans ses expériences, qui ont été répliquées, on voit que oui. Un enfant a tendance à reproduire rapidement les comportements violents observés par les personnes qu'il admire, par les adultes. Un extrait de son expérience est disponible ici

Sommes-nous devant une fatalité? Non. Bien sûr que non. C'est ce que j’avançais avec le journaliste qui m'a interviewé. Je nommais l'importance de revenir sur ces situations avec les enfants pour discuter avec eux de ce qu'ils avaient vu. De les questionner sur ce qu'ils avaient compris. D'échanger avec les enfants sur comment pouvaient s'être sentis les personnages dans la pièce de théâtre. De discuter avec eux de comment la scène aurait pu se passer autrement pour que tout le monde soit respecté, etc.

En résumé, l'exemple que j'ai présenté comportait un cocktail dangereux; une situation symbolique d'agression sexuelle (deux amis qui en déshabillent un sans égard au ressenti de l'autre ami, sans présenter d'excuse et reconnaître le geste irrespectueux), la connaissance que les enfants reproduisent ce qu'ils voient, surtout si c'est associé à une charge émotive positive (le rire en est une. Le rire était présent lors de la pièce de théâtre). Et finalement, le non retour avec les enfants sur la pièce de théâtre pour recadrer ce qu'ils avaient vu. Nous avions donc les éléments qui banalisent, voire normalisent une forme d'agression sexuelle. Est-ce que ça banalisait le viol? Non. Ça banalisait l'agression sexuelle. Est-ce que ce seul événement dans la vie d'un enfant fera de lui ou d'elle un.e futur.e. agresseur.e. sexuel? Bien sûr que non. C'est ce qui m'amène à mon troisième point.

3) La maladie du "C'est pas grave"
Dans mon bureau de consultation, des gens qui parlent des situations "pas graves" qu'ils et elles ont vécues dans leur vie, j'en ai tous les jours. Il est plus rapide de compter les personnes qui n'ont pas ce discours que celles qui l'ont. Nous vivons dans une société de rapidité et d'immédiateté où il serait plus facile si on pouvait avoir une seule cause pour expliquer un maux. Les gens tendent à chercher LA chose grave qui est arrivée dans leur vie qui pourrait expliquer ce qu'ils ou elles ont vécu.

Ce qu'on ne réalise pas, c'est que l'être humain a une capacité d'adaptation extraordinaire. L'humain s'adapte tellement bien à toutes les petites choses de la vie, qu'il ne prend pas le temps d'y accorder un sens. Tous ces petits moments sont jugés anodins, donc "pas graves", donc on les jette. On jette le souvenir. Ce qu'on ne réalise pas, c'est que la charge émotive, elle, reste. Elle est souvent petite. C'est pour cette raison qu'on n'y prête pas attention. Elle est trop petite. Une émotion à 2/10 ou 3/10. Bof, ce n'est rien. On passe à autre chose.

Le problème, c'est que les émotions s'additionnent, elles s'accumulent. On accumule les charges émotives graduellement, mais on a jeté les souvenirs associés. Un beau jour, on se réveille avec un sentiment de mal-être qu'on est incapable d'expliquer. Un grand mal-être qui a grandi et qui commence à être vu comme "grave". Mais on n'a pas de cause grave à lui servir. C'est une addition et une multiplication de petites choses qui ont été répétées qui ont créé cette situation. Comment s'en sortir alors? On cherche des causes graves et on ridiculise toutes les petites situations "banales". L'addition de petites situations ne comptent pas et on se scandalise des petites choses banales, comme l'a si bien fait madame Desrosiers.

La réalité, c'est que la vie, ce n'est pas "30 vies" ni "24". On ne vit pas dans un monde de rebondissements trépidants à tous les instants, même si c'est ce que Facebook, Snapchat, Grinder et Instagram souhaitent nous faire croire. On accumule plein de petites choses qui se répètent et les conséquences viennent bien souvent par accumulation de tous les non-dits et de toutes les ficelles qui n'ont pas été rattachées entre les émotions et les événements.

Lorsqu'il est question d'agression sexuelle,  nous passons beaucoup de temps à jouer les juges pour évaluer si une situation est "une vraie agression sexuelle" ou pas, alors que l'agression sexuelle est le crime le plus sous-déclaré au Canada selon le Ministère de la Sécurité publique. C'est moins de 10% des personnes victimes qui dénoncent. Nous vivons dans une société où la majorité des personnes sont contre l'agression sexuelle, mais lorsqu'on tente de définir les différentes formes d'agression sexuelle en donnant des exemples, ça prend moins de 10 secondes pour qu'on se scandalise que le geste x ou y soit inclus dans cette catégorisation. On cherche l'agression grave. On cherche le viol. Celui qu'on a fait disparaître au Québec depuis 35 ans pour parler d'agression à caractère sexuel pour justement, arrêter de chercher la caricature et la victime parfaite.

La prévention de l'agression sexuelle, ça se fait dans les petits gestes du quotidiens, dans l'éducation des enfants, jeunes et moins jeunes. Dans le fait de nommer les situations qui semblent banales pour en faire une occasion d'échange, permettant de recadrer les situations inacceptables, incluant celles où les amies n'ont pas le droit de dévêtir un autre ami pour rire. Pas parce que la situation est grave. Parce que la situation est inacceptable dans une société qui se veut respectueuse de son prochain. Parce qu'on n'attendra pas qu'un ami tente d'insérer un objet dans un orifice de son ami pour intervenir. C'est ainsi qu'on fait de la prévention des agressions sexuelles avec les enfants qui deviendront un jour des adultes. C'est par la répétition de petite interventions au quotidien qu'on réussira à contrer la répétition de petits gestes pseudo-banals qui constituent la culture de la de l'agression sexuelle.

jeudi 27 octobre 2016

Chérie, mets dont un peu de lubrifiant!

Voici un article précédemment publié dans le Canada Français au sujet du lubrifiant dans le cadre des relations sexuelles. Quelles sont les limites du lubrifiant dans les relations sexuelles? A-t-il solution à tout? Bonne lecture!

jeudi 20 octobre 2016

Pourquoi mon homme ne veut pas qu'on parle?

Vous êtes en couple avec un homme et les échanges sont parfois difficiles? Le contexte social dans lequel on habite n'apprend pas aux hommes et aux femmes à échanger et communiquer de la même façon. Voici une réflexion diffusée dans le Canada Français à ce sujet. Bonne lecture!

mercredi 19 octobre 2016

Sexualité plaisir et allaitement

C'est avec beaucoup de fierté que je vais relayer ici mes chroniques parues dans le Journal le Canada Français. Pour avoir les chroniques en primeur, rendez-vous en kiosque pour acheter le journal. Vous aurez ici les chroniques en différé.

Bonne lecture!