mardi 29 juin 2010

Impacts des médias sur notre perception de la beauté?

À quel point croyez-vous que nous soyons influencés par les médias pour définir nos standards de beauté? Croyez-vous être immunisés contre les messages et les images que nous envoient les médias?
Je crois qu'il serait difficile de nier que nous sommes influencés par les médias. Le défi est de déterminer "à quel point le sommes-nous?"

Voici un reportage en trois segments qui pose la réflexion du niveau de conscience que nous avons qu'à l'irréalisme des images proposées. Nous savons que les images sont souvent modifiées, mais prenons-nous réellement conscience de l'importance de ces retouches photo?

Dans ce reportage, on suggère qu'il soit indiqué sous les photos que celles-ci ont été retouchées et ne représentent pas la réalité. J'avais déjà entendu parler de cette idée et je n'étais pas certaine que ce soit efficace. Mais en y repensant, si à chaque fois qu'on voit une photo, on voit aussi la mention quant aux retouches, ça pourrait un peu aider non?

Et vous, qu'en pensez-vous?










samedi 26 juin 2010

Un condom anti-viol?


Je viens de lire un article qui fait la promotion d'un nouveau préservatif anti-viol. On doit s'entendre sur une chose: à partir du moment où un homme met son pénis dans le vagin d'une femme, qu'elle ait en elle un condom anti-viol ou pas, le viol, ou plutôt l'agression sexuelle, a déjà commencé depuis longtemps.

Ce genre d'invention pose toute sorte de problèmes:


  • Ça remet sur le dos des femmes la responsabilité de ne pas se faire agresser sexuellement, donc indirectement que si elles se font violer, c'est leur faute;
  • Ça maintient le mythe que pour qu'une femme soit agressée sexuellement, il doit y avoir eu une pénétration vaginale. Ça ne prend pas en considération une pénétration anale ou une fellation (subi par l'autre ou contraint à en faire une) ou tous les touchers possibles et imaginables subit par une autre personne;
  • Même si le dispositif du condom fonctionne, l'agression sexuelle aura déjà eu lieu et les conséquences qui s'en suivront seront les mêmes, voire peut-être pires;
  • Ça ne prend pas du tout en considération que 90% des victimes d'agression sexuelle soient agressées par une personne qu'elles connaissent, ce qui implique leur conjoint, leur amoureux ou une personne avec qui elles souhaiteraient peut-être avoir des relations sexuelles, mais pas pour l'instant;
  • Ça ne prend pas en considération que la personne qui pose des gestes d'agression sexuelle a souvent instaurée un climat de confiance auprès de l'autre personne et c'est l'abus de confiance et la manipulation qui donne lieu à l'agression sexuelle. Il serait donc illogique de demander à une personne de se protéger d'une personne en qui elle a confiance;
  • Ça ne prend pas en considération que si un homme a utilisé la force pour agresser une femme, s'il est blessé lors de la pénétration par le condom anti-viol, il pourra devenir encore plus violent et se venger sur la femme.

Si on souhaite faire diminuer le nombre d'agressions sexuelles dans le monde, on doit enseigner les relations égalitaires entre les hommes et les femmes et le respect des limites entre les êtres humains en général. Il faut faire de la sensibilisation de masse et éviter de responsabiliser les victimes.

Plaisir et agression sexuelle?


Je suis tout à fait consciente que certaines personnes sont déjà dans les rideaux du 10e étage depuis qu’elles ont lu mon titre. Avant de devoir respirer dans un sac en papier brun, je vous invite à lire le texte au complet pour éviter tout malentendu ;-)

Je viens de lire un petit livre qui a pour titre « le plaisir honteux » qui aborde un phénomène ultra tabou : celui des victimes d’agression sexuelle qui vivent de l’excitation sexuelle et du plaisir lors de leur agression. Pour mieux comprendre la façon dont « plaisir sexuel » et « agression sexuelle" peuvent se retrouver dans la même phrase, il est important de comprendre le phénomène de l’excitation sexuelle.

Il faut savoir qu’il existe deux façons de déclencher l’excitation sexuelle :

La première façon réside dans la stimulation de notre cerveau. Comment? En pensant à des choses excitantes, en fantasmant, en regardant des images qui répondent à nos codes érotiques, en entendant des sons, en sentant des odeurs qui éveillent notre excitation sexuel. Par la seule force de notre cerveau, il est possible d’atteindre l’orgasme sans même avoir touché notre corps. Le meilleur exemple de cette situation est les rêves érotiques qui nous permettent d'atteindre l’orgasme durant notre sommeil.

La deuxième façon consiste à stimuler physiquement son corps. Cette stimulation peut aller d’un frôlement à une pression soutenue d’une partie de notre corps qui enclenche le processus d’excitation sexuelle. Plus particulièrement, une personne qui n’aurait aucune pensée excitante pourrait se mettre à se masturber et son corps répondrait, c’est-à-dire qu’un homme pourrait obtenir une érection et une femme se mettrait à lubrifier. Une fois le processus de l’excitation sexuelle enclenché, il est alors possible de passer par toutes les phases de la réponse sexuelle (excitation, plateau, orgasme, résolution) et donc, d’atteindre l’orgasme. On pourrait comparer ce phénomène à celui d’une personne qui se fait chatouiller; même si une personne ne souhaite pas se faire chatouiller, elle rie. De plus, il est très difficile de cesser de rire ou d’éprouver les sensations de chatouillement tant que l’autre personne ne cessera pas de nous chatouiller. Ces deux processus sont des réponses réflexes de notre corps, tout comme notre jambe qui se soulève lorsque le médecin nous donne un coup de marteau sur le genou.

Dans la plupart des relations sexuelles désirées, on trouve ces deux modes d’excitation conjointement, mais il faut savoir qu’il n’est pas nécessaire que les deux soient là pour que notre corps ait une sensation de plaisir sexuel.

Maintenant que j’ai défini le mécanisme de l’excitation sexuelle, il sera plus facile d’expliquer comment une personne pourrait éprouver du plaisir lors d’une agression sexuelle. Si une personne agresse sexuellement une autre personne en stimulant ses organes génitaux, ceux-ci pourraient répondre à la stimulation et entrer dans la phase de l’excitation sexuelle. Qu’une personne soit excitée sexuellement ne signifie absolument pas que ces touchers soient désirés ni qu’elle y consent. D’ailleurs, que cette personne soit enfant, adolescent.e ou adulte ne fait aucune différence; une stimulation sexuelle peut, peu importe l’âge, déclenche le processus de l’excitation sexuelle.

Cette réalité est taboue. Extrêmement taboue. Tellement taboue que plusieurs victimes d’agression sexuelle croient que si leur corps a réagi à des caresses non désirées pendant une agression sexuelle, il ne s’agit pas réellement d’une agression sexuelle. D’autres croient que si elles ont éprouvé du plaisir, cette agression est survenue par leur faute et qu’elles en sont responsables. En général, les personnes qui ont éprouvé du plaisir sexuel lors de l’agression sexuelle considèrent que leur corps les a trahi et elles croient qu’elles ne peuvent pas dénoncer leur agression, car elles y ont participé…

Ce phénomène de plaisir-déplaisir amène les victimes d’agression sexuelle dans un état de détresse psychologique très important. On sait aussi que ces victimes dénoncent moins leurs agressions et refusent de briser le silence. En sachant que plus le moment entre l’agression sexuelle et le dévoilement de l’agression est long, plus les impacts seront importants, on ne peut que comprendre que ces victimes vivent de nombreux impacts à la suite de leur agression.

Je souhaitais aborder ce phénomène tabou aujourd’hui parce que je crois qu’il est important que les victimes d’agression sexuelle qui ont éprouvé du plaisir sexuel lors de leur agression cessent de se culpabiliser. Je souhaite qu’elles puissent lire ici que ce phénomène est un réflexe et qu’en rien cette agression n’est leur faute. Et comme les statistiques démontrent qu'une femme sur trois et un homme sur six seront victimes d'agression sexuelle au cours de leur vie, cette information pourrait être importante pour une bonne partie des lecteur.trice.s de ce blogue.

Pour les personnes qui aimeraient en apprendre davantage sur ce phénomène, je vous invite à lire « le plaisir honteux » aux éditions du remue-ménage ou à visionner le documentaire du même nom produit par l'ONF.

Bonne réflexion!

Sophie Morin, sexologue-Consultante

samedi 19 juin 2010

Signez la pétition pour le retour des cours d'éducation à la sexualité dans le système scolaire québécois!


Vous trouvez qu'il est un total non sens que les cours d'éducation à la sexualité aient été retirés de l'école? Vous n'êtes pas les seul.e.s! Je partage cet avis et le CALACS de l'Estrie aussi! Le centre a démarré une pétition qui sera déposée à l'Assemblée nationale en octobre prochain pour demander au gouvernement Charest de réintégrer les cours d'éducation à la sexualité dans le cheminement scolaire des élèves!

Voici leurs revendications:

Nous revendiquons, que le gouvernement du Québec instaure des cours spécifiques d’éducation à la
sexualité dans une perspective de rapports égalitaires, non sexiste et non hétéro sexiste.
Dans le cadre de la marche mondiale des femmes 2010, le troisième champ d’action traite de la violence
envers les femmes, il revendique que le gouvernement du Québec mette en place des mesures concrètes pour
prévenir et lutter contre les violences envers les femmes, notamment l’hyper sexualisation et la
marchandisation du corps de la femme, en commençant par :
- légiférer en matière de pratique publicitaire;
- mettre en place des cours d’éducation à la sexualité dans une perspective de rapport égalitaire, non
sexiste et non hétéro sexiste.
Le CALACS de l’Estrie a décidé, en lien avec les revendications, d’initier une action concrète, par la mise en
place d’une pétition, concernant l’éducation à la sexualité des jeunes.
Les médias, l’école et les modèles parentaux contribuent tous à la socialisation des jeunes en matière de
sexualité. En quête d’identité, les jeunes filles et les jeunes garçons subissent une pression énorme à se
conformer aux styles et aux attitudes qui les entourent.
Le programme de formation personnelle et sociale du ministère de l’éducation du Québec a été
graduellement aboli à partir de 2001. Ce programme consacrait quelques heures à l’éducation sexuelle durant
l’année scolaire, au primaire et au secondaire.
Ce n’est pas d’hier que plusieurs groupes revendiquent des cours d’éducation à la sexualité. Il y en a déjà eu
à l’école, mais maintenant, dans le cadre du renouveau pédagogique (depuis 2001), l’ensemble du personnel
scolaire est appelé à dispenser le contenu du programme d’éducation à la sexualité. Ce contenu doit être
transversal à toutes les matières, donc sous la responsabilité de tout le personnel de l’éducation, et donc
personne en particulier, comme si toutes et tous se sentaient outillés et qualifiés pour donner ce genre de
formation. Résultat, dans notre société moderne de 2010, on ne donne pas de cours spécifique d’éducation à
la sexualité dans nos écoles, puisque peu le font ou se sentent à l’aise de le faire.
L’éducation sexuelle à l’école fournit aux jeunes une occasion de développer un rapport critique face à la
sexualité sexiste et stéréotypée qui leur est proposée dans les médias de masse. Elle peut être l’occasion de
mobiliser les jeunes dans une réflexion autocritique quant à la nature de leurs comportements et attitudes
sexuels. Pour les féministes, les cours d’éducation à la sexualité représentent le contexte idéal pour aborder
les sujets tels les rapports égalitaires et respectueux ainsi que les stéréotypes sexuels et hétéro normatifs.
On doit s’assurer que nos jeunes reçoivent des cours d’éducation à la sexualité dans une perspective d’égalité
entre les femmes et les hommes, exempts de sexisme et d’hétéro sexisme. C’est de cette façon qu’elles et
qu’ils pourront développer une meilleure estime de soi, leur sens critique et de saines habitudes de vie, dont
des rapports égalitaires dans leur vie amoureuse.
Cette pétition sera remise au Premier Ministre monsieur Jean Charest et à la ministre de l’éducation
madame Michèle Courchesne lors des activités de la marche mondiale des femmes 2010 du 13 au 17 octobre
prochain.

Prenez position et allez signer la pétition ici. Vous pouvez aussi en faire imprimer une copie papier pour la faire signer à votre entourage et l'envoyer au CALACS de l'Estrie par la poste. C'est un petit geste qui pourrait bien avoir de l'impact!

Merci!

Sophie Morin, Sexologue-Consultante

p.s. Il se peut que si vous utilisiez un MAC, vous ne soyez pas en mesure de signer la pétition en ligne.

jeudi 17 juin 2010

MTS, ITS ou ITSS?



Hier je vous parlais du magazine "Ça sexprime". Dans l'édition mise à jour du numéro "La santé sexuelle, ça se protège", on trouve une explication qui différencie les MTS, le ITS et les ITSS. Pour l'ensemble des gens, c'est une façon de nous compliquer la vie que de changer tout le temps de nom! Mais en fait, on apprend ici les nuances de ces trois concepts. Les voici:

Les MTS, maladies transmissibles sexuellement, ont changé de nom. On les appelle maintenant "infections transmissibles sexuellement" (ITS). En général, le terme "maladie" est associé à la présence de symptômes qui sont perçus par la personne atteinte; le terme "infection" comprend en revanche les deux réalités, soit le cas où la personne atteinte perçoit des symptômes et le cas où la personne atteinte n'en perçoit pas. On peut donc être infecté par une ITS et la transmettre, même si on ne se sent pas malade. Le vocable "infection transmissible sexuellement et par le sang" (ITSS) est également utilisé pour désigner des infections comme le VIH, la syphilis et l'hépatite B, qui se transmettent par voie sexuelle et sanguine. L'hépatite C, elle, se transmet principalement par le sang.

Pour plus d'information à propos des ITS et des ITSS, vous pouvez consulter l'ensemble de l'édition en cliquant ici.

Ça sexprime


Vous travaillez auprès d'une clientèle adolescente ou de jeunes adultes et vous aimeriez aborder des sujets sexologiques lors d'ateliers avec eux et elles? Votre principal problème réside dans le fait que vos connaissances sur la sexualité sont limitées et que vous ne possédez pas les outils pour intégrer la sexualité à des ateliers de discussion?

J'ai une bonne nouvelle pour vous!

Connaissez-vous le magazine "Ça sexprime"?

Il s'agit d'un magazine produit par le Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec en collaboration avec Tel-Jeune. Un des avantage de ces magazines, c'est qu'ils ont été conçus pour être utilisés dans les activités du système scolaire actuel (il vise des domaines d'apprentissage et des compétences transversales), mais rien n'empêche qu'ils soient utilisés ailleurs que dans le système scolaire.

Le contenu du magazine se divise en deux sections: une première section qui fait état d'un sujet où vous pourrez en apprendre davantage et une seconde partie qui propose des activités et des ateliers d'animation auprès des jeunes que vous ou vos collègues pourrez animer.

La majorité de ces textes ont été rédigés par des étudiant.e.s à la maîtrise en intervention recherche du département de sexologie de l'UQAM. Ces textes ont donc été lus, relus, corrigés (exposant 10) et commentés avant d'être publiés! Vous avez donc la certitude d'avoir des textes et des informations de qualité pour animer des ateliers.

Voici quelques-uns des thèmes qui ont été abordés par la revue dans les dernières années:

- La dépendance affective et sexuelle
- La violence sexuelle dans les couples adolescents; subtile, mais dévastatrice
- La relation sexuelle; revue et recadrée
- La pudeur est-elle devenue démodée?
- La pornographie sur Internet et ses conséquences sur les jeunes; comment intervenir
- Désirer ou avoir un enfant à l'adolescence; mieux saisir le sens et les enjeux
- Jeux vidéos et rôles sexuels; du virtuel à l'éducation sexuelle
- La santé sexuelle, ça se protège
- Etc.

Vous constaterez que la majorité des thématiques ont un lien avec la santé publique, mais bon! Vu la source du financement, faut s'en attendre! :-)

Pour consulter l'ensemble des articles, cliquez ici. Vous trouverez aussi sur ce site un forum qui vous permettrait de discuter ou de poser des questions en lien avec les articles ou sur la sexualité en général. De plus, vous pouvez vous inscrire sur le site pour recevoir les magazines en format papier.

Bonne lecture!

lundi 14 juin 2010

Liens entre l'hypersexualisation et la violence sexuelle?

Avez-vous déjà entendu parler du lien qui existe entre l'hypersexualisation et les violences sexuelles vécues par les filles? Ce lien n'est pas partagé par toute la communauté scientifique, mais est défendu par plusieurs chercheur.e.s. Aujourd'hui, je suis tombée sur une entrevue avec Pierrette Bouchard, l'auteure de la recherche "Consentante? Hypersexualisation et violence sexuelle", Jocelyne Robert, sexologue, Léa Clermont, jeune féministe et Mike Gauthier, VJ à Musique Plus. Madame Bouchard nous explique simplement le lien qu'elle fait entre l'hypersexualisation sociale et les violences sexuelles. J'ai trouvé cette entrevue très constructive et les explications de Madame Bouchard intéressantes et simples à comprendre.

Bon visionnement!

Sophie Morin, Sexologue-Consultante

Le sabotage de Disney et de l'industrie de la pornographie!

Voici deux images rigolotes qui amènent à réfléchir. La première met en lumière le sabotage de Walt Disney et de la porno pour définir les relations amoureuses hétérosexuelles et la deuxième enfonce le clou quant au modèle masculin proposé par Disney.

Bonne rigolade!

Sophie Morin, sexologue-Consultante
























Questions? Commentaires? Interrogations?


Bonjour tout le monde!

Je souhaitais faire un petit sondage d'intérêt auprès de mes lecteurs(trices)!

Je suis parfois étonnée de constater que certains textes sont très populaires, alors que je ne l'avais pas prévu et que d'autres le sont moins alors que je croyais qu'ils vous intéresseraient beaucoup!

J'ai donc décidé de poser la question directement: est-ce qu'il y a des sujets que vous souhaiteriez que j'aborde et si oui lesquels? N'hésitez pas à proposer vos thèmes de façon anonyme si vous ne préférez pas vous identifier; ce serait dommage que vous restiez silencieux(euse) sous prétexte que vous ne souhaitez pas que je vous associe à ce thème!

J'attends vos propositions!

En attendant, je vous souhaite une bonne fin de journée!

dimanche 13 juin 2010

Juin, mois du... sexe oral?


Imaginez-vous donc que le mois de mai est devenu le mois de la masturbation aux USA! Qui a décrété ça; c'est une excellente question! Mais une citoyenne étasunienne est en colère de ne pas avoir été mise au courant au cours du mois de mai! Elle souhaite même que le mois de juin devienne le mois du sexe oral! Pour plus de détails, vous pouvez consulter cet article.

Je serais curieuse de connaître les voies et les outils de communication pour faire la promotion de ces deux mois... ;-)

mercredi 9 juin 2010

La danse et les relations humaines

Je vous présente un moment où des adolescentEs prennent conscience que savoir danser, ça peut avoir bien des avantages!



On manque malheureusement les secondes qui suivent où le prof demande "Alors, qui veut apprendre à danser?" et que tout les adolescentEs se ruent pour se mettre en position! Cette scène m'avait fait bien rigoler!

"Take the lead" (ou "Entrez dans la danse" en français") est un film qui nous présente une superbe scène où Antonio Banderas explique à un comité de parents qu'est-ce que la danse peut enseigner à des adolescentEs en difficulté d'apprentissage, mais aussi à des jeunes hommes et des jeunes femmes sur les relations humaines. Si vous ne l'avez jamais vu, je vous le recommande chaudement. Il pourrait aussi servir d'élément déclencheur pour débuter une discussion avec des ados ou des jeunes adultes.

Bonne fin de journée!

dimanche 6 juin 2010

"Il faut parler dans son couple"... ok, mais pas tout le temps!


Vous avez surement déjà entendu des sexologues, psychologues, psychothérapeutes et autres spécialistes des relations de couples dire que "l'important pour qu'un couple fonctionne, c'est de se parler".

Et bien aujourd'hui, j'ai décidé que j'allais complètement bousiller cette idée!

Je vois déjà plein de monde content de ne plus avoir à parler pour que leur couple fonctionne bien! Ne vous réjouissez pas trop vite, car il s'agit en fait d'une demie-joie.

Une des choses importantes à comprendre c'est que "parler" et "communiquer" ne sont pas des synonymes. Bien entendu, la parole reste un des moyens de communication efficace, mais il n'est pas le seul et surtout, il n'est pas le seul à privilégier.

Sans vouloir faire de généralisation, on sait qu'une grande proportion d'hommes ont plus de difficulté à communiquer par la parole (je connais aussi beaucoup de femmes comme ça). Mais ce n'est pas parce que la parole est plus difficile pour certaines personnes qu'elles se retrouvent à court de moyens de communication. Et lorsqu'on fait allusion à la communication dans un contexte érotique et sexuel, c'est tout autant vrai.

Voici quelques-unes des formes de communication qui peuvent êtres utilisées en parallèle avec la parole:

l'odorat: La personne qui partage votre vie se parfume rarement, mais aujourd'hui, elle porte votre parfum préféré; peut-être qu'elle tente de vous communiquer qu'elle souhaite vous faire plaisir et avoir des rapprochements sexuels avec vous?

Le toucher: Lors d'une relation sexuelle, vous avez envie que votre partenaire vous caresse de cette façon, vous touche à cet endroit; pourquoi ne pas guider sa main pour lui montrer de quelle façon vous avez envie d'être caressé? Ce geste peut même être excitant pour votre partenaire.

De la même façon, si votre partenaire guide votre main lors de vos relations sexuelles, ça ne veut pas dire que vos caresses ne sont pas agréables. Mais il ou elle peut vouloir vous montrer une forme de caresse que vous avez peu exploré; il ne faut pas vous sentir insulté.e. Restez ouvert.e à cette forme de communication.

Aussi, certaines personnes communiquent leur désir de façon explicite en touchant directement les organes génitaux de leurs partenaires, alors que d'autres y vont plutôt de caresses délicates.Si la personne avec qui vous partagez votre vie vous caresse souvent les cheveux avant d'aller au lit, mais que ce soir, elle vous caresse le bas du dos et les fesses, c'est peut-être un message. Il sera gagnant pour vous d'apprendre à décoder les messages non verbaux de votre douce moitié. 

Le regard/la vue: Un des éléments importants dans un couple, c'est de se sentir désiré.e et de montrer à l'autre qu'on le/la désir. Cette démonstration peut très bien passer par le regard. Plusieurs personnes hésitent à regarder leur partenaire avec désir de peur d'être insultant.e. Mais au contraire! Il faut oser et regarder l'autre avec des yeux de désirs. Des yeux qui signifient "j'ai envie de de TOI" (et non "j'ai envie de sexe"). Il ne faut pas négliger cet aspect pour maintenir le désir sexuel avec son ou sa partenaire.

Votre partenaire pourrait aussi tenter d'attiser votre désir sexuel en portant des vêtements que vous aimez, dans lesquels vous le ou la trouvez "sexy". N'oubliez pas que vous pouvez faire la même chose pour votre amoureux.euse.

Le goût: Pour certaines personnes, cette communication pourrait passer par la nourriture. Votre partenaire pourrait tenter de "vous prendre par le ventre" en vous concoctant votre plat favori. C'est peut-être sa façon de vous dire qu'il ou elle a envie de vous faire plaisir, puis se rapprocher plus tard dans la soirée. (p.s. ça peut être une bonne idée, mais s'il s'agit d'un festin, peut-être que plus tard vous ne serez en mesure que de faire une sieste).

Ce ne sont là que quelques-unes des formes de communication non verbale que votre partenaire pourrait utiliser. Le défi pour certain.e.s d'entrevous sera peut-être de décoder ces messages pour la première fois. Il faudra en premier lieu développer votre sens de l'observation pour voir quelles sont les variations dans le comportement de votre douce moitié et de quelle façon votre partenaire tente de vous communiquer son désir.

Pour d'autres personnes, le défi sera de reconnaître que votre partenaire communique, mais qu'il ou elle le fait plus régulièrement par d'autres moyens que par la parole. Dans pareil cas, il faudra peut-être cesser les accusations qui vont dans le sens de "tu ne communiques pas!" ;-)

Comme nous ne sommes pas devins et que nous n'utilisons pas tous les mêmes types de communications, certains codes seront peut-être plus longs à déchiffrer. Et n'oubliez pas que vous avez droit d'utiliser la parole pour clarifier certains messages moins clairs.

Alors, vous avez d'autres exemples de communication non verbale à nous partager? Exprimez-vous!

jeudi 3 juin 2010

Attiser le désir sexuel jusqu'à quel prix pour sa santé?

Attention, ce texte comporte des images sexuellement explicites; je tiens à vous en aviser.

J'hésite souvent entre "On arrête pas le progrès!" et "???"

Hier, je suis tombée sur un nouveau concept mode en vogue à Hollywood vanté par Jennifer Love Hewitt; le "vajazzling" qui tombe dans la catégorie "???". Habituellement, je tente de ne pas faire la promotion de trucs que je trouve discutables, car je suis consciente du concept "Parlez-en en bien, parlez-en en mal, mais parlez-en" pour faire la promotion d'un produit. Mais j'ai quand même décidé d'en parler, sous l'angle des impacts possibles sur la santé.

"Mais qu'est-ce que le "vajazzling"?" vous dites-vous? Il s'agit, pour une femme, de coller des cristaux Sawrovski sur son pubis complètement rasé, pour le faire scintiller.

Vous vous demandez quelle apparence ça a? Voici quelques images:

1) La préparation: Tout d'abord, pour que le vajazzling tienne, le pubis doit être complètement et fraîchement épilé. Je ne sais pas si vous êtes conscient.e, mais à la suite d'une épilation, que ce soit à la cire ou au rasoir, la partie épilée (dans ce cas, le pubis de la femme) comporte des microlésions; que ce soit les pores de peau qui soient ouverts à cause de l'épilation à la cire ou des microcoupures provoquées par le rasage ou seulement l'irritation, cette région est vulnérable et les possibilités d'infections sont beaucoup plus grandes à ce moment.

2) La fixation des cristaux: Pour faire tenir les cristaux, une colle forte doit être utilisée. Je répète: colle forte. Dans ce contexte, cette colle forte sera appliquée sur une zone qui vient d'être épilée et qui comporte de microlésions. Quels sont les risques d'Appliquer de la colle forte, contenant possiblement de la toxicité sur des microlésions?  Quels sont les risques d'infection? Il serait à vérifier avec un dermatologue. Il serait étonnant que le risque soit de zéro.

3) Les activités sexuelles: À moins que je n'aie rien compris du concept, l'objectif est de faire scintiller son pubis pour attirer le regard et faire augmenter le désir sexuel d'une tierce personne. À moins que je ne comprenne rien au concept encore, j'imagine que cette attention est demandée dans une optique d'avoir des relations sexuelles, non?

C'est juste moi qui me pose la question, ou.... comment on fait pour avoir des relations sexuelles sans se blesser? Et je ne pense pas uniquement aux relations sexuelles avec pénétration; des frottements de pubis à pubis ont lieu sans qu'il y ait de pénétration lors des relations sexuelles.

Dans la mesure où le pubis est une zone érogène, elle est aussi une zone sensible; frotter son pubis sur des cristaux ne doit pas être réellement agréable. Et là, je ne vous parle pas du design qui entoure les grandes lèvres (photo du bas). Une relation sexuelle avec pénétration blessera le pénis de l'homme lors du va et viens, mais aussi la femme, car les grandes lèvres bougent et la femme pourrait se blesser aussi.

Et je ne vous parle pas non plus du risque qu'un cristal se décolle et se glisse dans le vagin de la femme et la blesse.

Est-ce que le rapport coûts-bénéfices est suffisamment avantageux pour vous? C'est à vous les bobettes!