jeudi 17 juin 2010

MTS, ITS ou ITSS?



Hier je vous parlais du magazine "Ça sexprime". Dans l'édition mise à jour du numéro "La santé sexuelle, ça se protège", on trouve une explication qui différencie les MTS, le ITS et les ITSS. Pour l'ensemble des gens, c'est une façon de nous compliquer la vie que de changer tout le temps de nom! Mais en fait, on apprend ici les nuances de ces trois concepts. Les voici:

Les MTS, maladies transmissibles sexuellement, ont changé de nom. On les appelle maintenant "infections transmissibles sexuellement" (ITS). En général, le terme "maladie" est associé à la présence de symptômes qui sont perçus par la personne atteinte; le terme "infection" comprend en revanche les deux réalités, soit le cas où la personne atteinte perçoit des symptômes et le cas où la personne atteinte n'en perçoit pas. On peut donc être infecté par une ITS et la transmettre, même si on ne se sent pas malade. Le vocable "infection transmissible sexuellement et par le sang" (ITSS) est également utilisé pour désigner des infections comme le VIH, la syphilis et l'hépatite B, qui se transmettent par voie sexuelle et sanguine. L'hépatite C, elle, se transmet principalement par le sang.

Pour plus d'information à propos des ITS et des ITSS, vous pouvez consulter l'ensemble de l'édition en cliquant ici.

4 commentaires:

Mr-Pink a dit…

Ça me rappelle dans C.A. quand Sara va chez le médecin et qu'elle a la chlamédia. Le médecin l'examine et lui dit: "Vous avez probablement une ITS". Elle répond: "C'es-tu pire qu'une MTS?". Le médecin: "C'est la même chose, c'est juste pour mêler le monde".

Sophie sexologue a dit…

@Mr-Pink: oui, moi aussi j'ai pensé à cet extrait de C.A. en écrivant cette distinction! ;-)

Jérôme a dit…

Salut Sophie

Même si ça fait "taponnage" pas mal, cette distinction est importante car la grande majorité des québécois pensent que les ITSS entraînent TOUJOURS des symptômes après l'infection. Or, c'est complètement le contraire. La plupart du temps, lorsqu'on se rend compte qu'on a une ITSS, c'est qu'on est rendu aux complications de l'infection. Celles-ci sont par ailleurs souvent irréversibles. Bien entendu, une façon d'éviter ces complications, si on a des comportements à risque, est de passer régulièrement un dépistage.

Bye

Jérôme

Sophie sexologue a dit…

@ Jérôme: Tu as tout à fait raison et tu fais bien de le spécifier! :-)