samedi 13 août 2011

Anne-Marie Losique et Marie-Paul Ross dans l'arène!

Marie-Paul Ross, sexologue et soeur
Anne-Marie-Losique, femme d'affaire
dans l'industrie du sexe au Québec
Oui oui, vous avez bien lu! Dans le cadre de l'émission radio "L'autre midi à la table d'à côté", à la Première chaîne de Radio-Canada, Anne-Marie Losique, icône de l'industrie du sexe au Québec et Marie-Paule Ross, soeur et sexologue de la région de Québec, ont été invitées à partager la même table le temps d'une discussion!

Étonnant! Mais intéressant d'entendre un échange entre deux visions!

Pour écouter cet échange, c'est par ici!

Et vous, partagez-vous davantage la vision de madame Ross ou de madame Losique?

Bonne écoute!

Sophie Morin
Sexologue-Consultante

jeudi 11 août 2011

Journée sans maquillage; oserez-vous?

Sur les réseaux socio aujourd'hui, on parle de la journée sans maquillage qui, semblerait-il, est aujourd'hui! 

Plein de femmes sur la planète se maquillent tous les jours. Même que plusieurs d'entres-elles ont du mal à sortir sans maquillage, à se trouver belles sans maquillage.

C'est Sarah Jessica Parker, dans le cadre du premier film "Sexe and the City" qui avait choisi d’apparaître à l'écran sans maquillage juste après que "Big" l'ait laissé en plan le jour de leur mariage. Elle expliquait en entrevue que pour elle, apparaître sans maquillage, c'était montrer son ultime vulnérabilité. J'avais été étonnée de la voir apparaître sans maquillage et je trouvais que cette décision était extrêmement intéressante dans le contexte.

Et vous, vous sentez-vous vulnérable sans maquillage?

À mon sens, être capable d’apparaître vulnérable est une grande force. Ça peut même être extrêmement séduisant la vulnérabilité; parlez-en à votre Jules ;-) Et vous, vous sentez-vous vulnérable sans maquillage? Vous pouvez répondre sur le sondage à droite de la page!

Allez! Je me lance! En cette journée sans maquillage, voici une photo de moi sans maquillage ;-)

Et vous, oserez-vous le faire? 

Bonne journée!

Sophie Morin
Sexologue-Consultante

vendredi 22 juillet 2011

Est-ce que les personnes vivant avec un handicap ont une vie sexuelle?

Est-ce que les personnes qui vivent avec un handicap physique ont une vie sexuelle?
Est-ce que les personnes en fauteuil roulant peuvent avoir du plaisir sexuel?
Est-ce que les personnes en fauteuil roulant peuvent avoir des orgasmes?

La réponse est oui, oui et oui! :-)

Je ferai bientôt un post complet là dessus en soulevant des points intéressants et en déconstruisant des mythes, mais aujourd'hui, j'avais envie de vous proposer une vidéo (en anglais) d'une jeune femme qui vie avec un handicap, car elle avait des choses à dire sur le sujet.

Bon visionnement!

Sophie Morin
Sexologue-Consultante

p.s. Pour les paroles de la chanson, c'est par ici.

mercredi 15 juin 2011

Les joies du pap test!

Aaaaah les fameux "pap test"; ça vous dit quelque chose? Si vous êtes une femme et que vous êtes sexuellement active, il faudra que vous passiez par là une fois par année!

- "Mais c'est quoi un pap test au juste?"

Ah oui! C'est vrai, j'ai oublié de le nommer! Le pap test c'est l'examen pelvien.

- ......... (son de criquets)....

Héhé! En fait, c'est l'examen gynécologique et médical au cours duquel un médecin vérifie si l'appareil génital "est en ordre", qu'il n'y a pas d'infections et fait des prélèvements pour s'assurer qu'une femme n'a pas d'ITSS (infections transmissibles sexuellement et par le sang). Au cours de cet examen, le ou la médecin fait habituellement aussi l'examen des seins pour vérifier qu'il n'y a pas de bosses ou d'écoulements anormaux qui pourraient résulter d'une infection ou d'une tumeur.

Ce serait mentir de dire que ces examens sont l'équivalent de vacances à la plage! Il peut arriver que ce soit un peu désagréable et  invasif, surtout si votre médecin ne prend pas le temps de vous expliquer ce qu'il s’apprête à faire.

Sachez que si vous avez moins de 21 ans, vous pourrez prendre rendez-vous à la clinique jeunesse du CLSC de votre quartier. Les médecins des cliniques jeunesse sont en général très bien formés et habiletés pour expliquer aux jeunes filles ce qui va se passer lors de leur premier "pap test". Les informations données rendent le moment moins stressant et vous permettra de comprendre ce qui se passera lors de l'examen.

Si vous n'avez pas accès à une clinique jeunesse, vous pouvez prendre un rendez-vous avec votre médecin de famille ou avec unE gynécologue et lui dire que ce sera votre premier pap test. Je sais, c'est gênant! Mais ces professionnelLEs de la santé seront plus portéEs à vous donner de l'information et à vous expliquer ce qu''ils/elles font s'ils/elles savent que c'est votre premier pap test.

Sinon, vous avez toujours la possibilité de visionner cette vidéo. Bon... il faut d'abord que je vous informe que l'organisme en question a fait le choix de ne pas embaucher de comédienNE professionnelLEs, ce qui est un très mauvais choix... Mais tout de même, l'information qui s'y trouve peut être éclairante à certains égards.



Dans un autre ordre d'idées, sachez que les professionnelLEs de la santé, qu'ils ou elles soient médecins, infirmierÈREs, obstétricienNEs ou autres ont un code d'éthique et de déontologie à respecter. Si vous considérez que le ou la professionnelLE de la santé que vous avez consulté a eu un comportement étrange, je vous invite à consulter ce site Web au sujet de l'inconduite sexuelle de certains professionnels de la santé. Certaine informations contenues sur ce site seront peut-être éclairantes!

Bonne chance!

Sophie Morin, Sexologue-Consultante

vendredi 3 juin 2011

Nomination comme meilleurs animateurTRICEs de l'année à CIBL pour "Pas besoin de sexe-cuser"!

Bonjour tout le monde!

La dernière année a été très chargée pour moi! Une des raison qui a fait en sorte que j'ai un peu délaissé mon blogue était que j'animais une émission de radio en collaboration avec mon ami et collègue sexologue Marc-André Primeau. L'émission "Pas besoin de sexe-cuser" a été diffusée à toutes les semaines de septembre 2010 à juin 2011 sur les ondes de CIBL 101,5 Radio Montréal. Marc-André et moi avons mis beaucoup de temps et d'énergie à concevoir des chroniques éducatives et informatives en plus de commenter l'actualité sexologique durant ces 40 semaines, et ce, bénévolement.

Notre travail a très certainement porté fruit, car nous sommes en nomination pour "Animateurs de l'année" au sein de l'équipe de CIBL! Souhaitez-nous bonne chance! :-)

Aussi, il y a un prix du public et vous pouvez voter pour notre émission. Comment ça fonctionne? Vous devez envoyer un courriel à logistique@cibl1015.com et mentionner que vous souhaitez voter pour l'émission "Pas besoin de sexe-cuser" pour le prix du public. Vous devez voter avant le 15 juin 2011!

Si vous souhaitez réécouter nos émissions, vous en trouverez plusieurs dans la section "Sophie-sexologue dans les médias" ou encore sur le site de CIBL ici.

Merci et à bientôt!

Sophie Morin
Sexologue-Consultante

mercredi 23 février 2011

La fracture du pénis en mots et en images!

Après un long moment de silence (vous m'excuserez, ma vie personnelle est très très prenante ces temps-ci), voici un post punché! :-)

Avez-vous déjà entendu parler de quelqu'un qui avait eu une fracture du pénis? "Comment est-ce possible si le pénis n'a pas d'os?" vous dites-vous?  Et bien vous avez raison! Le pénis n'a pas d'os, mais on parle de fracture du pénis à cause du son que ça fait au moment de la blessure: un genre de "crac!" sonore.

On ne se le cachera pas, un homme qui se fracture le pénis souffre! C'est loin d'être des vacances à la plage!

Comme plusieurs structures anatomiques sont impliquées dans ce phénomène, je vous propose de regarder une courte vidéo où des médecins nous expliquent comment réparer une fracture du pénis. Je tiens à vous aviser que ces images sont en partie celles d'une chirurgie explicite d'une fracture du pénis assez grave. Ces images pourraient vous choquer (ou vous donner des frissons ou vous faire faire prendre conscience que vous êtes ben ben contente de ne pas avoir de pénis!)

(C'est le moment où il faut cliquer sur l'hyperlien pour regarder la vidéo, car je ne peux pas la mettre sur le blogue).

Bon, maintenant qu'on sait comment ça "se répare" et que je sais que la moitié d'entre vous paniquez à l'idée que vous, votre fils et votre conjoint se fracturent le pénis, je vais tenter de calmer le jeu!

Oui il est possible qu'un homme se fracture le pénis et non ce n'est pas fréquent. Tous les hommes pourraient se fracturer le pénis, MAIS ça s'évite très très facilement!

Tout d'abord, il faut savoir qu'un homme qui aurait une érection complète ne pourrait pas se fracturer le pénis. Une fracture du pénis peut survenir uniquement si un homme n'a pas une érection complète.

Pourquoi?

Il faut d'abord comprendre comment l'érection fonctionne. Lors de l'excitation, les corps caverneux s'engorgent de sang. Par contre, comme cette structure est un peu comme une éponge, ce n'est pas le corps caverneux seul qui permet au pénis d'avoir une érection rigide. 

Le corps caverneux est entouré d'une genre de gaine non extensible qui s'appelle "l'albuginée". C'est l'albuginée qui empêche le corps caverneux de faire grossir le pénis à l'infini (j'exagère juste un peu!)

Donc, lorsque le corps caverneux s'engorge de sang, il se remplit jusqu'à ce qu'il ait complètement occupé l'espace de l'albuginée, ce qui a aussi pour effet de bloquer la veine qui amène le sang au pénis. Le sang ne peut donc plus entrer ni sortir, ce qui permet à un homme de maintenir une érection complète pour pénétrer son ou sa partenaire. 

Un homme qui ne serait pas suffisamment excité, qui serait stressé ou qui aurait des problèmes organiques risquerait de ne pas avoir une érection complète. Qu'arrive-t-il lorsque l'érection n'est pas complète? Contrairement au moment où le pénis est flaque et peut être plié sans problème, le pénis ayant une érection partielle est partiellement rempli et comme l'albuginée n'est pas du tout extensible, si on tente de la plier plus que sa capacité lui permet, celle-ci peut se déchirer; c'est à ce moment que la fracture du pénis survient!

Comment éviter que ça arrive?
  • Si vous voyez que votre érection n'est pas complète, continuer les caresses de toutes sortes jusqu'à ce que vous soyez suffisamment excité pour avoir une érection complète pour ensuite passer à la pénétration.
  • Si, pour toute sorte de raison, vous n'arrivez pas à avoir une érection complète, évitez la pénétration (mouvement de va-et-vient) rapide, car c'est à ce moment que vous risquez le plus d'avoir une fracture du pénis (si le pénis tente de plier et y parvient très rapidement, la fracture risque d'être plus importante, comme dans la vidéo).
Voilà!

N'oubliez pas qu'un homme qui a une érection complète ne risque pas de vivre une fracture du pénis.

Bons ébats!

Sophie Morin
Sexologue-Consultante

lundi 17 janvier 2011

Un retour de l'éducation à la sexualité sans sexologue? Un non sens!

Voici une lettre co-signée par 185 sexologues des quatre coins du Québec qui vient d'être envoyée à la ministre de l'Éducation à propos de son projet de réintroduire les cours d'éducation à la sexualité à l'école. Je n'étais pas la seule à avoir des préoccupations semblerait-il et ces 184 personnes se sont jointes à moi pour s'adresser à la ministre. 

N'hésitez pas à laisser des commentaires!

Bonne lecture!

Sophie Morin, Sexologue-Consultante


Madame la Ministre,

C’est avec beaucoup d’enthousiasme que notre collectif de 185 sexologues diplômés du département de sexologie de l’UQAM a appris que votre gouvernement avait accepté d’accorder une place formelle à l’éducation à la sexualité dans le contexte scolaire.  Nous souhaitons vous féliciter pour cette décision qui aura une importance primordiale sur les jeunes d’aujourd’hui, sur les adultes de demain et sur la société en général.

Madame la Ministre, vous semblez avoir une réelle volonté politique à réintroduire des cours d’éducation à la sexualité dans le contexte scolaire et nous applaudissons ce geste. Par contre, nous appréhendons que cette réintroduction se fasse sur papier seulement et que la qualité de l’enseignement à propos de la sexualité continue d’être défaillante, incomplète et octroyée par des acteurs n’étant pas à l’aise d’aborder la sexualité.

Lors de la Commission d’étude sur le retour des cours d’éducation à la sexualité à l’école qui a eu lieu le 29 novembre dernier, plusieurs acteurs potentiels ont été ciblés pour enseigner les cours d’éducation à la sexualité, mais pour une raison qui nous échappe, les sexologues ne font pas partie de cette liste. Quarante ans après la création du département de sexologie de l’UQAM, nous constatons que le rôle et les compétences des sexologues, plus particulièrement celles des sexologues bacheliers et des sexologues ayant complété une maîtrise en recherche-intervention, sont encore méconnus. Nous croyons sincèrement que les sexologues devraient participer au retour de l’éducation à la sexualité dans le réseau scolaire et c’est dans ce contexte que nous nous adressons à vous aujourd’hui.

Tout d’abord, en plus d’acquérir des connaissances générales et spécifiques à propos de la sexualité humaine lors de notre formation, chaque sexologue a appris à évaluer les besoins d’un groupe donné pour construire des programmes et des activités d’éducation sexuelle adaptés. En fait, plus du tiers de la formation des sexologues bacheliers consiste à acquérir des notions d’enseignement et de pédagogie. De plus, de nombreux cours à la maîtrise en recherche-intervention sont donnés par la faculté de l’éducation, sans compter la collaboration entre le cours « Séminaire avancé en éducation sexuelle » et le magazine « Ça Sex’prime », édité par le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) et distribué dans l’ensemble des écoles québécoises.

Tout au long de notre formation, nous expérimentons des techniques d’animation, d’enseignement et de communication qui nous permettent de susciter la réflexion d’un groupe à propos de la sexualité en général et sur la sexualité des individus en particulier. De plus, dans le cadre des stages professionnels du baccalauréat, s’échelonnant sur une année, nous poursuivons notre réflexion personnelle et professionnelle tout en appliquant les techniques et les outils acquis lors de notre cursus pédagogique.

Non seulement notre formation nous permet-elle de développer un grand sentiment d’aisance pour aborder la sexualité, mais elle nous permet aussi d’apprendre à mettre en confiance les gens avec un dosage approprié de franchise, d’honnêteté, de pudeur, d’empathie et de respect de la différence lors de nos interventions. Notre attitude nous permet de transmettre notre sentiment d’aisance à un groupe qui nous autorise à ouvrir la porte sur l’aspect le plus intime de sa vie : sa sexualité.

En novembre 2007, l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) a organisé une journée complète sur l’éducation à la sexualité dans le contexte de la réforme scolaire (14e Journées annuelles de santé publique, novembre 2007). Les résultats présentés lors de ces journées d’étude étaient éloquents; les projets ayant démontré des résultats concluants étaient ceux où des sexologues pilotaient le dossier d’éducation à la sexualité pour les écoles et les commissions scolaires, comme à la Commission scolaire des Affluents et à la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles. Nous observons encore aujourd’hui que les initiatives florissantes en matière d’éducation à la sexualité dans les écoles sont celles où des sexologues ont été embauchés. Dans la région de Laval, par exemple, des projets pilotes sont coordonnés par des sexologues embauchés par le CSSS et la Direction de la santé publique et les résultats sont plus que concluants.

Toutes les personnes qui sont venues comparaître devant votre Commission, en novembre dernier, se sont entendues sur un point : les personnes qui enseigneront l’éducation à la sexualité dans le contexte scolaire devront se sentir à l’aise de le faire. Pour l’instant, les déléguées de votre ministère l’ont reconnu lors de cette commission : les enseignants sont loin de se bousculer aux portes pour prendre en charge cette tâche éloignée de leur champ d’expertise; non pas parce que les enseignants se désintéressent de l’éducation à la sexualité, mais bien parce qu’ils ne sentent pas qu’ils ont les compétences requises ni le sentiment d’aisance pour le faire.

De plus, contrairement à ce que plusieurs personnes qui sont venues témoigner devant votre commission semblent croire, le sentiment d’aisance pour aborder la sexualité ne se construit pas avec quelques heures de formation seulement. Il s’agit là d’un processus qui demande un accompagnement dans le temps, ce que les sexologues ont mis trois ans à développer dans le cadre de leurs études universitaires.

En terminant, nous souhaitons souligner qu’aborder la sexualité dans un contexte d’intervention ou d’éducation, comporte de nombreux enjeux. C’est pour cette raison que l’Office des professions du Québec (OPQ) a reconnu, en 2009, qu’il serait nécessaire de protéger le public en créant l’ordre des sexologues. À l’heure actuelle, l’Association des sexologues du Québec (ASQ), le Regroupement professionnel des sexologues du Québec (RPSQ) et le département de sexologie de l’UQAM travaillent à mettre en place un cadre qui permettra de mieux protéger le public.

À la lueur de toutes ces informations, Madame la Ministre, nous espérons que vous considérerez de travailler en collaboration avec les sexologues dans le dossier de la réintroduction des cours d’éducation à la sexualité dans le contexte scolaire. Ceci contribuera à la mise en place de conditions gagnantes à la réussite de ce projet social qui consiste à offrir une éducation à la sexualité de qualité aux enfants et aux adolescents du Québec.

Nous souhaitons, Madame la Ministre, que vous communiquerez avec les instances officielles qui représentent les sexologues au Québec, soit l’ASQ, le RPSQ et le département de sexologie de l’UQAM afin de discuter de cette future collaboration.

Nous vous prions d’agréer, Madame la Ministre, nos plus cordiales salutations.


Sophie Morin, Sexologue B.A.
Porte-parole pour le collectif de sexologues


Nom des sexologues faisant partie du collectif signataire de la lettre adressée à Madame Line Beauchamp, Ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport

Pascale Albernhe-Lahaie, Sexologue B.A. et M.A., Montréal
Milène Avoine, Sexologue B.A. et M.A., Lorraine
Shanna Bachant, Sexologue B.A, Longueuil
Marie-Hélène Baillargeon, Sexologue M.A., Laval
Mireille Baril, Sexologue B.A., Gatineau
Magalie Bélanger, Sexologue B.A. et M.A., Laval
Isabelle Beauregard, Sexologue B.A., Chambly  
Élise Bénard, Sexologue B.A., Rivière-Rouge
Annie Bergeron, Sexologue B.A., Québec
Stéphanie Bernard, Sexologue M.A., Les Cèdres
Geneviève Berthelette, Sexologue B.A. et M.A., Montréal
Marc Bilodeau, Sexologue M.A., St-Jérôme
Karine Bilodeau-Côté, Sexologue M.A . Ste-Julie
Geneviève Boily, Sexologue B.A., Québec
Catherine Bouchard, Sexologue B.A., M.A. en cours, Montréal
Marie-Claude Boucher, Sexologue B.A », St-Hyppolite
Cindy Boulianne-Gagnon, Sexologue B.A., Montréal
Annick Bourget, Sexologue B.A. et M.A. et chargée de cours au département de sexologie de l’UQAM, Notre-Dame-de-lÎle-Perrot
Annie Brochu, Sexologue B.A., L’Assomption
Lynda Brouillette, Sexologue M.A., Montréal
Sophie Brousseau, Sexologue B.A., St-Jean-Chrysostome
Valérie Brousseau-Dubé, Sexologue B.A., Chateauguay
Bianca Brunet, Sexologue B.A., Châteauguay
Jean-François Campeau, Sexologue B.A. et M.A., Montréal
Richard Campeau, Sexologue B.A., Montréal
Annie Caron, Sexologue B.A. et M.A., Montréal
Paméla Carrier, Sexologue B.A., Joliette
Bianka Champagne, Sexologue B.A. et M.A., St-Georges de Beauce
Gabrielle Champagne, Sexologue B.A., Granby
Éric Chatland, Sexologue B.A. et M.A., Montréal
Anne-Marie Charron, Sexologue B.A., Montréal
Manon Chrétien, Sexologue B.A. et M.A., Boucherville
Jacqueline Compte, Sexologue B.A. et M.A., Québec
Mathieu Cormier, Sexologue B.A., M.A. en cours, Montréal
Maxime Côté, Sexologue B.A., Montréal
Julie Côté-Rousseau, Sexologue M.A., Montréal
Normande Couture, Sexologue B.A. et M.A., Québec
Myriam Couture-Champagne, Sexologue B.A., Granby
Denyse Cusson, Sexologue B.A. et M.A., Montréal
Isabelle Dallaire, Sexologue B.A. et M.A., Chargée de cours au département de sexologie de l’UQAM, Montréal
Caroline Dagenais, Sexologue B.A., Montréal
Marie-Eve Demers-Morabito, Seoxlogue B.A., Terrebonne    
Christine Delarosbil, Sexologue B.A., Gaspé
Nicole Desjardins, Sexologue M.A., Val-Morin
Lanie Desrochers, Sexologue B.A., St-Émile
Annik Desrosiers, Sexologue B.A., St-Alexandre d’Iberville
Mylène Desrosiers, Sexologue M.A., Brossard
Mireille Dion, Sexologue B.A., Brossard
Geneviève Dumont, Sexologue M.A., La Prairie  
Alexandre Dussault, Sexologue B.A., Laval
Véronique Dussault, Sexologue B.A., Laval
Kim Fafard-Campbell, Sexologue M.A., Magog
Véronique Faubert, Sexologue M.A., Montréal
Mylène Faucher, Sexologue M.A., Montréal
Isabelle Fleury, Sexologue B.A., Québec
David Forest, Sexologue B.A., Cacouna
Marie-Pier Forget, Sexologue B.A., Marieville
Isabelle Foucreau, Sexologue M.A., Montréal
Christelle Fournier, Sexologue B.A., Rimouski
Marie-Lou Gagnon, Sexologue B.A., Montréal
Sophie Gascon, Sexologue B.A., M.A . en cours, Montréal
Marie-Ève Gauvin, Sexologue M.A., Pintendre
Geneviève Gendron-Nadeau, Sexologue B.A., Gatineau
Guylaine Gélinas-Martel, Sexologue M.A., Sherbrooke      
Nicole Gibeau, Sexologue B.A., St-Jean-sur-le-Richelieu      
Myriam Gill, Sexologue M.A., Québec
Xavier Dany Girard, Sexologue B.A. et M.A., Luskville
Stéphanie Glaveen, Sexologue B.A., St-Eustache
Mélanie Guénette-Robert, Sexologue B.A. et M.A., Montréal
Genny Harvey, Sexologue M.A., St-Boniface               
Julie Horth, Sexologue B.A., Montréal
Nathalie Houde, Sexologue B.A. et M.A., Chargée de cours au département de sexologie de l’UQAM,Montréal
Alexandre Houle, Sexologue B.A., Ste-Hyacinthe
Sarah-Line Hurtubise, Sexologue B.A., Laval
Shanda Jolette, Sexologue B.A., M.A. en cours, Montréal
Annie Labrosse, Sexologue B.A., Laval
Marie-Claude Lafond, Sexologue B.A., M.A. en cours, Montréal
Julie Lafontaine, Sexologue B.A. et M.A., Rimouski
Sophie Langlois, Sexologue B.A., St-Pie
Marie-Ève Landreville, Sexologue M.A., Montréal
Véronique Laplante, Sexologue B .A., McMasterville
Frédérick Lapointe, Sexologue B.A. , Laval
Shanie Lapointe, Sexologue B.A., Montréal
Marika Laprise-Mougeot, Sexologue M.A., Gatineau
Véronique Larivière, Sexologue B .A., Québec
Francis Laroche, Sexologue B.A. et M.A., Beauport
Johanne Larouche, Sexologue B.A., Montréal
Gabrielle Lavoie, Sexologue B.A., Montréal
Caroline Lebel, Sexologue B.A., Terrebonne
Josée Leboeuf, Sexologue B.A. et M.A., Montréal
Marie-France L’Ecuyer, Sexologue B.A et M.A., Montréal
Catherine Lefebvre, Sexologue B.A., Montréal
Annick Lemelin Lagacé, Sexologue B.A., Ste-Marthe-sur-le-Lac
Isabelle Le Goff, Sexologue B.A. et M.A., Laval
Caroline Lemay, Sexologue B.A., Drummondville    
Isabelle Lepage, Sexologue B.A. et M.A., Longueuil
Marie-Ève Lussier, Sexologue B.A., Valleyfield
Josyane Marcil, Sexologue B.A., Delson
Annie Martel-Grégoire, Sexologue B.A. et M.A., Montréal
Nancy Martin, Sexologue B.A. M.A. en cours, Montréal
Isabelle Massé, Sexologue B.A., St-Césaire
Stéphanie Mayer, Sexologue B.A., Gatineau
Karine Morel, Sexologue B.A., Sherbrooke
Karine Morel, Sexologue M.A., Montréal
Annie Marleau, Sexologue B.A., St-Michel-de-Napiereille        
Catherine Marmen, Sexologue B.A., Montréal
Jennifer Martin, Sexologue B.A., Chambly
Stéphanie Mayer, Sexologue B.A., Gatineau
Josée Ménard, Sexologue B.A., East Farnham
Caroline Messier-Bellemare, Sexologue M.A., Montréal     
Hélène Meunier, Sexologue M.A., Beaupré  
Jessica Monette Tessier, Sexologue B.A., M.A. en cours, St-Jean-sur-Richelieu
Valérie Morency, Sexologue B.A. et M.A., Lorraine
Sara Morin, Sexologue B.A., Québec
Sophie Morin, Sexologue B.A., Montréal
Mélissa Ouellet, Sexologue B.A., Delson
Maude Painchaud Major, Sexologue B.A., Major
Yves Paradis, Sexologue B.A. et M.A., Lachenaie
Jennifer Pelletier, Sexologue M.A., Montréal
Cindy Perron, Sexologue B.A., l’Assomption
Gabrielle Pesant, Sexologue B.A., Terrebonne
Charlène Pétrin, Sexologue B.A., Montréal          
Marc-André Primeau, Sexologue B.A., Montréal
Isabelle Proulx, Sexologue B.A. et M.A., Québec
Vincent Quesnel, Sexologue B.A. et M.A., Montréal
Caroline Racicot, Sexologue B.A. et M.A., Montréal
François Renaud, Sexologue B.A., M.A. en cours, Montréal
Joelle Rey-Perreault, Sexologue B.A., Montréal
Catherine Richard, Sexologue B.A. et M.A., Ste-Marie de Beauce
Mélanie Richer, Sexologue B.A., St-Hubert
Karine Rivest, Sexologue B.A, Ste-Martine
Jocelyne Robert, Sexologue B. A., Longueuil
Valérie Rochon, Sexologue B.A., Laval
Marie-Ève Ross, Sexologue B.A. et M.A., Mont St-Grégoire
Marie-Paul Ross, Sexologue M.A. et PhD.                    
Danièle Roy, Sexologue B.A. et M.A., Prévost
Mélanie Roy, Sexologue B.A., Montréal
Stéphanie Roy, Sexologue M.A., Ste-Marthe-sur-le-Lac
Cynthia Ruest, Sexologue B.A., Jonquière
Michèle St-Amand, Sexologue B.A. et M.A., Montréal
Benoit St-Jean, Sexologue B.A. et M.A., Laval
Tania St-Laurent Boucher, Sexologue B.A., Montréal
Kim Scalabrini, Sexologue B.A., Montréal
Myriam Solon, Sexologue B.A., St-Hubert
Andréanne Sylvain, Sexologue B.A., Montréal
Sarah Tessier, Sexologue B.A., M.A. en cours, Laval
Véronique Thériault, sexologue B.A., Gaspé
Patty Terrone, Sexologue M.A., Montréal
Marie-Élaine Tilly, Sexologue B.A., Terrebonne          
Annette Vaillancourt, Sexologue B.A., Luskville
Geneviève Vanier, Sexologue B.A., Ste-Julie
Sophia Veilleux, Sexologue B.A., Montréal
Stéphanie Vermette, Sexologue B.A., Trois-Rivière
Catherine Véronneau-Cyr, Sexologue B.A., Thetford Mines
Marie-Chantal Vigneault-Hamel, Sexologue M.A., Longueuil 

Sexologues en formation

Marie-Claude Albert, Sexologue en formation, La Prairie
Katheryne Auclair, Sexologue en formation, Granby
Charlotte Beaudet, Sexologue en formation, Montréal
Mariève Beauchemin, Sexologue en formation, Varennes
Nadine Bégin, Sexologue en formation, Montréal
Marlène Bélair, sexologue en formation, Kildare             
Julie Bouchard, Sexologue en formation, Montréal
Myriam Blanchette, Sexologue en formation, St-Hubert
Maggy Brunelle, Sexologue en formation, Longueuil
Jessica Caruso, Sexologue en formation, Montréal
Camille Chamberland, Sexologue en formation, St-Bruno-de-Montarville
Kelly Chiasson, Sexologue en formation, Rouyn-Noranda
Camille Chamberland, Sexologue en formation, St-Bruno-de-Montarville
Marilyne Dubois, Sexologue en formation, Montréal
Mahé Fall, Sexologue en formation, Pierrefonds
Vanessa Fortier, Sexologue en formation, Montréal
Vincent Francoeur, Sexologue en formation, Montréal
Marie-Pier Gagnon, Sexologue en formation, Verdun
Émilie Labelle, Sexologue en formation, Varennes
Véronique Langlois, sexologue en formation, Blainville
Shany Lavoie, Sexologue en formation, Montréal
Stéphanie Lebrun, Sexologue en formation, Montréal
Alice Legault Coulombe, Sexologue en formation, Alma
France Lemieux Duguay, Sexologue en formation, Montréal
Amélie McFadyen, Sexologue en formation, Montréal
Édith Marmet, Sexologue en formation, Boucherville
Geneviève Martel, sexologue en formation, Chambly
Élodie Mériaux, Sexologue en formation, Montréal
Marie-Ève Paquette, Sexologue en formation, Montréal
Martine Renaud, Sexologue en formation, Montréal

dimanche 9 janvier 2011

Les joies de la sexualité? Pas toujours.

Mon titre vous a intrigué? Vous vous demandez comment se fait-il qu'une sexologue remette en question les joies et les bienfaits de la sexualité?

Parce que très honnêtement, je crois qu'il est important de nommer que pour certaines personnes, la sexualité et la génialité ne sont pas des sources d'épanouissement. 

Aujourd'hui, j'avais envie de m'adresser à certaines des personnes qui se sentent coupables de ne pas avoir de plaisir sexuel et qui appréhendent l'intimité érotique. 

Il peut exister toute sorte de raison qui fait qu'une personne n'éprouve pas de plaisir à avoir des relations sexuelles, mais une raison rassemble un grand nombre de femmes: elles ont des douleurs lors des relations sexuelles.

Je vais vous donner une statistique qui va peut-être vous surprendre: 21% des femmes États-Uniennes de moins de 30 ans rapportent des douleurs au moment des relations sexuelles (Laumann, E. O., Paik, A. & Rosen, R.C. (1999). Sexual dysfunction in the United States: Prevalence, predictors and outcomes. Journal of the American Medical Association, 281, 537-545).

1 femme sur 5.

Une femme sur 5 a des douleurs durant ses relations sexuelles alors qu'on tente de lui faire croire qu'elle est sensée s'épanouir et avoir du plaisir.

Une femme sur cinq, c'est énorme!!!

Bien que ces douleurs peuvent être causées par plusieurs raisons (dont le manque de désir sexuel qui cause un manque de lubrification vaginale lors de la pénétration vaginale), une grande partie des femmes qui ont des douleurs gynécologiques font ce qu'on appelle de la vestibulodynie (anciennement appelé vestibulite vulvaire). Qu'est-ce que la vestibulodynie? Ce sont des douleurs occasionnées par le vestibule du vagin, soit la membrane autour de l'entrée du vagin. Plus précisément, si le vagin était une horloge, les douleurs se situeraient entre 4 et 8 heures environ. Voici une image pour l'illustrer:
Image provenant du blogue Ma vestibulite vulvaire et moi

L'élément sur lequel je souhaite mettre de l'importance aujourd'hui est la suivante: CES DOULEURS NE SONT PAS IMAGINAIRES.

Les études sur la sexualité des femmes sont assez récentes (environ 50 ans) et comme les douleurs gynécologiques de la femme n'empêchent pas la fertilité, on s'y est longtemps peu intéressé. Comme la sexualité féminine restait encore un mystère pour le corps médical, il était plus facile de mettre a faute sur les femmes que d'avouer l'ignorance scientifique qui régnait autour de la sexualité des femmes! Mais les études avancent à propos de la vestibulodynie. D'ailleurs, une chercheure québécoise, madame Sophie Bergeron, a un laboratoire de recherche sur la question à l'Université de Montréal

Mais pour revenir à la vestibulodynie, les douleurs qui y sont associées sont surtout causées lors de la pénétration vaginale, que ce soit lors des rapports sexuels ou autre. Par exemple, les douleurs peuvent être ressenties lors de l'application ou du retrait d'un tampon. Les femmes qui utilisent un keeper ou encore la diva cup risquent encore plus d'avoir des douleurs lors du retrait du dispositif menstruel si elles font de la vestibulodynie. Aussi, dépendamment de l'intensité de la douleur, l'appui d'un doigt sur le vestibule peut à lui seul causer des douleurs... alors, imaginez un pénis!

Dans les situations où les douleurs sont très intenses et lorsque d'autres techniques moins invasives n'ont pas fonctionné, il est même possible de procéder à une ablation du vestibule (vestibulectomie). Dans les situations où le corps médical choisit cette option, 50% des femmes voient leurs douleurs disparaître complètement. La réussite de ces opérations tend donc à démontrer scientifiquement que ces douleurs sont d'origine biologique et non psychologique.

Par contre, je vous rassure; 1 femme sur 5 n'a pas besoin de subir une opération pour cesser d'avoir des douleurs gynécologiques! J'ai nommé la chirurgie seulement pour démontrer que la douleur n'était pas imaginaire.

Malgré qu'encore beaucoup de médecins ne connaissent pas la vestybulodynie, elle existe et elle se traite. Non pas avec des crèmes (ce qu'on a essayé de faire durant des années, mais sans succès), mais avec de la physiothérapie. Eh oui! Il existe des physiothérapeutes sexuels. Ces thérapies physiques (parfois accompagnée des sexothérapies) peuvent diminuer et même faire disparaître complètement les douleurs qu'une femme vit lors de ses relations sexuelles.

Pour arriver à éprouver du plaisir sexuel, il faut d'abord cesser d'avoir des douleurs lors des relations sexuelles, car la douleur n'est pas sensée faire partie prenante des relations sexuelles (à moins de pratiquer le sado-masochisme, mais ça, c'est une autre histoire!).  Pour y arriver, la première étape est de prendre conscience que ces douleurs que vous vivez depuis toujours ne sont pas un mal nécessaire! Ensuite, vous pourrez entamer vos recherches pour trouver des spécialistes dans votre région qui pourront vous donner un coup de pouce!

Vous comprenez maintenant pourquoi j'ai choisi ce titre pour mon article?


Pour les personnes qui viennent de prendre conscience qu'elles avaient peut-être de la vestibulodynie, voici quelques ressources qui pourront vous donner plus d'information:
  • Groupe Elva: Association pour les femmes atteintes de maladies vulvo-vaginales;
  • Laboratoire d'étude de la douleur gynécologique (comprenant une foule de ressource et de trucs);
  • Ma vestibulite vulvaire et moi: le blogue d'une femme qui a eu une vestibulite vulvaire et qui parle de son expérience et de sa préparation vers la vestibulectomie (chirurgie pour faire l'ablation du vestibule); je ne garantis pas l'info qui se trouve sur ce site, mais le témoignage (de la femme ainsi que celle de son conjoint) peut être très intéressant.
  • Les clés de vénus; site français abordant plusieurs types de douleurs gynécologiques

Bonne chance!

Sophie Morin, Sexologue-Consultante